Liste des textes

Ce que l'on vit lors d'un rêve
( texte long - Terminé )

Douces sont tes plumes
( texte court - Terminé)

Elle, la scène et moi
( texte court - Terminé)

La perle rare
( texte court - Terminé?)

Le dernier jour
( texte court - Terminé)

Petite soeur
( texte long- En cours)

Poème
( ensemble de poèmes...)

Pour toujours
( texte court - Terminé)

Recueil de vies, Recueil d'envies
( Textes courts, en cours, coprod Mohnn, interdit aux -18ans)

Si la vie ne tenait qu'à un rubis
( Mon premier texte long - Terminé )

Trompeuses apparences

( Texte long- En cours)

Une idée pas si mauvaise
( Texte court - Terminé )


Trompeuses apparences

Mardi 30 juin 2009
Coucou tout le monde ! Surprise Suprise ! Une mise à jour en semaine !
Voilà un petit cadeau, un texte tout nouveau tout beau ! Oui, je sais, vous m'aimez fort :D ( pour les pourboires et les fleurs, vous hésitez pas hein, et j'adore le chocolat aussi mais avec la chaleur... ).
Bref, comme vous le devinez - ou pas- il y aura maintenant deux publications par semaine dans la mesure du possible : Trompeuses apparences le mardi/mercredi et Petite soeur le vendredi/samedi.
Sur ce, je vous laisse avec ce nouveau texte, en esperant qu'elle vous plaise !
Bonne lecture!




Chapitre 1: Entre rêve et réalité ( première partie)

 

Elle ouvrit la porte de chez elle et entra rapidement dans la spacieuse maison où régnait une chaleur agréable comparée à la pluie qui tombait à l’extérieur en ce début de mois de novembre. La jeune fille retira sa petite veste noire qui n’avait pas empêché à sa robe grise et blanche de prendre l’eau et encore moins à ses longs cheveux roux de friser. Ses chaussures à talons, qu’elle portait presque toujours pour compenser sa taille d’un mètre cinquante-cinq, étaient bonnes à jeter.

- Mademoiselle Linda ! Vous êtes trempée ! Vous auriez dû appeler, nous serions venus vous chercher…

Celle qui venait d’apparaitre dans l’entrée était Mona, une dame d’une cinquantaine d’années qui était au service de la famille depuis plus de vingt ans.  La taille large et les cheveux blancs lui donnaient un air chaleureux de grand-mère qui prépare des confitures et qui sait faire s’endormir n’importe quel enfant (ce qu’elle était d’ailleurs). La jeune rousse lui vouait une affection sans bornes et c’est avec un grand sourire qu’elle lui répondit :

- Hors de question que je monte dans la voiture avec les gorilles-du-corps de mon père… En plus, j’aime bien marcher et le lycée n’est pas loin.

- Votre père est parti en déplacement ce matin, il a dit qu’il ne reviendrait pas avant plusieurs jours.

- Me mentir ne sert à rien, il est chez une de ses maitresses…

-Mademoiselle ! s’indigna Mona tout en sachant que l’adolescente de 17 ans avait parfaitement raison.

Cette dernière lui jeta d’ailleurs un regard triste et enleva ses chaussures gorgées d’eau.

- Je monte me changer, indiqua-t-elle. Si ma mère téléphone, transfère l’appel dans ma chambre et s’il te plait, apporte moi mon repas …

- Bien Mademoiselle.

                La jeune fille monta les escaliers sans se retourner, sachant pertinemment que Mona la fixait des yeux et que la vieille femme n’aimait pas qu’elle s’enferme dans sa chambre. Mais l’adolescente ne supportait plus de manger seule dans la grande salle de l’immense maison en plein Paris. La télévision serait de meilleure compagnie que la grande table en chêne autour de laquelle la famille ne s’asseyait plus depuis plusieurs années. Son père ne vivait plus chez eux que par intermittence et depuis deux ans, Linda était seule le plus souvent : sa mère avait craqué. Les maitresses de son mari, les brimades, les disputes l’avaient entraînée loin, trop loin: au fond d’une dépression elle n’avait trouvé qu’une seule solution : une tentative de suicide. Son père n’avait alors pas hésité : sa femme avait été envoyée dans une clinique psychiatrique très select.

                Sans vraiment le dire, la rousse n’avait jamais vraiment accepté ce qu’elle vivait comme une lâcheté de la part de son père : il n’avait pas voulu assumer la dépression de sa femme et l’avait caché dans une petite clinique pour que sa tentative de suicide ne s’ébruite pas. Ce genre d’événement pouvait nuire à la réputation de la famille et donc aux affaires de celle-ci. Monsieur Carpentier, son père, était à la tête d’une multinationale gérant les fonds de rentiers trop fatigués pour effectuer cette tache. Cette charge devait être confiée à quelqu’un de confiance  ayant une vie impeccable, une famille heureuse. Alors forcément, dire que sa mère était en voyage en Floride était préférable à avouer qu’elle était en soins pour dépression. Surtout si cette dernière n’était que la résultante d’un mariage malheureux et d’un couple déchiré.

Envoyer sa fille dans le lycée privée le plus côté de la ville faisait aussi partie de la façade qu’affichait son père. Il faut dire que beaucoup des élèves de l’école avaient de la famille ayant investit dans l’entreprise de ce dernier.

 

                A peine entrée dans sa chambre, la jeune fille déposa son sac à main sur le sol et s’engouffra dans une porte sur la gauche pour accéder à sa salle de bain. Un coup d’œil dans son miroir en forme d’étoile lui suffit pour remarquer que ses yeux marrons étaient cernés de noir à la fois à cause du manque de sommeil mais aussi parce que son mascara avait légèrement bavé avec la pluie.  Elle fit couler l’eau dans  la grande baignoire d’angle décorée d’étoiles qui renvoyaient l’éclat brillant de la lampe fixée au plafond tout en se déshabillant. Une fois la radio branchée sur une station à la musique calme, elle se plongea avec délice dans le liquide chaud qui détendit  ses muscles presque instantanément. La journée avait été longue : Stanley, le fils d’un des meilleurs amis de son père, avait voulu absolument qu’elle vienne assister à son tournoi d’escrime. Elle aurait préférée passer son dernier dimanche des vacances de Toussaint avec Jenny qui venait de rentrer de son voyage à Nice et qui semblait avoir des tas de choses à lui raconter mais, en partie grâce à son père qui l’y avait forcée,  elle avait fini par aller rejoindre Stanley.  Elle connaissait cet adolescent du même âge qu’elle depuis sa petite enfance et ne l’avait jamais vraiment apprécié, il représentait à lui seul tout ce qu’elle détestait chez un garçon : l’arrogance, le culte de soi-même, l’égocentrisme tout cela couronné par une extrême sournoiserie. Cependant, en de rares occasions où ils étaient seuls tous les deux, il lui arrivait d’être doux, et même gentil. Mais quand un public pouvait admirer sa personne, monsieur se transformait en quelqu’un de mauvais et capricieux.

                 Elle profita avec délectation de son bain chaud qui eut le temps de refroidir avant qu’elle n’en sorte presque une demi-heure plus tard.  Emmitouflée dans son peignoir, ses cheveux coincés dans une serviette éponge, elle vint s’allonger sur son lit à baldaquin drapé de violet et de blanc qui était en parfaite harmonie avec le reste de sa chambre au mobilier de bois blanc. Près de la porte fenêtre donnant sur un balcon, opposé à la porte, se trouvait son bureau où trônait des dizaines de livres, à sa gauche et en face du lit, un meuble où reposait la télévision en veille et de part et d’autres du lit, des petites tables de chevet. Sur l’une de ses dernières se trouvait son ordinateur portable qu’elle saisit et mit en marche. A peine connectée à internet, elle consulta sa boite mail pour s’apercevoir qu’elle avait reçu un message électronique de Jenny.

 

A : Linda : Lin@....

De : Jenny : Pinkjen@...

Objet : Des tas de choses à te raconter

Coucou ma chérie,

                J’espère que ta journée avec Stanley s’est bien passée même si comme moi tu aurais sans doute préféré une glace chocolat-noix de coco comme on l’aime devant un vieux film ; Bien sur, on ne l’aurait pas vraiment suivi parce que tu aurais écouté ce que j’ai à te raconter. Il a dû se montrer odieux, surtout avec autant de personnes l’admirant en train de pratiquer l’escrime… Mais parlons d’autre chose !

                J’ai vécu les plus belles vacances de ma vie ! Bon d’accord, Nice au mois de novembre c’est froid ! Mais n’empêche c’était génial !

 As-tu déjà reçu une déclaration d’amour ? Non à part de Stanley je ne crois pas… Alors imagine un garçon génial, assis près de toi sur une plage, le vent froid de novembre balayant tes cheveux et ses yeux posés sur toi comme si tu étais la chose la plus précieuse du monde alors qu’il t’avoue enfin qu’il t’aime… Bon ça fait réchauffé de vieux film, je sais, mais c’est exactement ce qui s’est passé !!  Je suis si heureuse ! Et en plus il est dans notre lycée…  Tu voudrais savoir qui s’est ? Mystère mystère… tu l’apprendras demain matin en arrivant en cours. Rendez-vous à l’entrée du lycée. On doit les rejoindre près du saule pleureur qui se trouve derrière le gymnase.

Bisous ma belle, je t’adore.

 

                Un sourire éclaira le visage de Linda. Elle était tellement contente pour son amie ! Il faut dire que l’excentricité de cette dernière ne l’aidait pas toujours à se lier avec les autres. Jenny était une jolie blonde aux yeux bleus qui tenait sa beauté de sa mère, ex-mannequin, et son goût pour la couture de son père, styliste de renom. Seulement cette passion la rendait souvent inabordable par les autres et tous ses vêtements étaient assez inhabituels, elle les avait créés elle-même sur le modèle des robes de princesse qu’elle adorait. Voir Jenny en pantalon était une chose que Linda n’imaginait même pas. D’ailleurs, son fond d’écran les représentaient toutes les deux dans un parc d’attraction l’une en jean et pull bordeaux, l’autre en jupette rose à volants et pull blanc tricoté main. Les deux filles se connaissaient depuis le jardin d’enfants et elles ne se voyaient plus l’une sans l’autre ayant vécu presque tout ensemble : le premier jour à l’école primaire, les premiers amours, les premiers concours de couture pour Jenny, les premières évaluations « qui comptaient pour la suite », les premières soirées alcoolisées mais aussi cette journée où tout avait basculé pour la rousse.

                En rentrant des cours, elles étaient loin de se douter que Linda trouverait sa mère baignant dans son sang dans la salle de bain. C’était Jenny qui avait fait sortir la rousse de la pièce, qui avait arrêté l’hémorragie en nouant des serviettes autours des poignets de sa mère et en les surélevant et ensuite en téléphonant aux urgences. Rien que pour ce geste, Linda aurait donné sa vie pour sa meilleure amie, alors si on rajoutait tout ce qu’elles avaient partagé, elle se sentait plus liées à la jeune fille blonde qu’à une sœur. 

 

A : Jenny : Pinkjen@...

De : Linda : Lin@...

Objet :  Contente pour toi !

Coucou ma chérie !

Je suis très heureuse et crois-moi, impatiente de rencontrer celui qui me vole le cœur de ma meilleure amie ! Il a intérêt à être à la hauteur ! N’oublie pas demain, on a aussi une évaluation de mathématiques…

Bisous, je t’adore.

 

Elle éteignait son ordinateur portable quand Mona frappa à sa porte pour lui amener son repas. En se levant, elle alluma la télévision avant de venir ouvrir la porte et se saisir du plateau. Elle remercia Mona d’un baiser sur la joue avant de s’enfermer de nouveau dans sa chambre.  Un bol fumant remplie de soupe de potiron, de la purée de pois cassés avec un steak de dinde et pour dessert une part de fondant au chocolat fait maison : la vieille femme lui avait préparé son repas préféré, cela voulait dire qu’elle s’inquiétait. Le lendemain, il faudrait la rassurer avant de partir en cours au lycée privé de Sainte Louise.

                Elle enfila son pyjama en satin violet avant de s’asseoir dans son lit, le plateau repas sur les genoux, le regard rivé sur le poste de télévision. Le film qui passait parlait d’un couple d’adolescents qui ne parvenaient pas à s’avouer leurs sentiments du fait de leur timidité. Au fil du film, Linda termina son repas, posa son plateau sur la table de chevet de son lit à baldaquin et s’allongea sous les couvertures chaudes et confortables. Alors que la fin heureuse arrivait et que le garçon se penchait à l’oreille de la fille pour lui murmurer un doux et délicat «  je t’aime », la jeune rousse s’endormit d’un sommeil profond et réparateur. Quand Mona entra dans la pièce pour éteindre la lumière et récupérer le plateau repas, elle ne se réveilla même pas.

                Le rêve qu’elle faisait était bien trop agréable pour qu’elle accepte d’en sortir si facilement : au bord de la plage, elle frissonnait à cause du vent qui soufflait en cette fin de journée mais le garçon aux cheveux bruns qui était à côté d’elle lui passa un bras sur les épaules avant de la serrer contre lui pour la réchauffer. Le songe était si réaliste, qu’elle sentait le souffle de son compagnon dans son cou et elle vit dans l’éclat de ses yeux bleu son propre reflet quand il se pencha vers elle. Il était si beau qu’elle en eut le souffle coupé quand il leva sa main pour venir caresser sa joue rosie par le vent.  Se penchant vers elle,  il lui murmura de sa voix rauque :

- Je t’aime, si tu savais comme je t’aime…

- Moi aussi Maxence, je t’aime.

Là, alors que le soleil se couchait, il l’embrassa.

 

*****

Merci Menthe pour les corrections !

Alors vous en pensez quoi? La suite la semaine prochaine?

Oui je sais, c'est sadique de coupé le chapitre à ce moment là... qui a dit que je n'étais pas une sadique? * rire machiavelique*

A vendredi !

Par Padidu
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Mardi 7 juillet 2009
Salut tout le monde ! Me revoici ce mardi ( pas en retard vous remarquerez) avec la suite du premier chapitre de Trompeuses apparences!
Votre dévouée - sadique - flemmarde ( rayez la mention inutile) est en pleine écriture de la suite de Petite soeur, je vous promet du lourd :D, sacré Jojo !
En attendant le blond, on se relance dans l'histoire de l'héroïne rousse ( j'adore les roux vous saviez pas? :D ) !
Bonne lecture !

 


Chapitre 1, deuxième partie. 


Le rêve qu’elle faisait était bien trop agréable pour qu’elle accepte d’en sortir si facilement : au bord de la plage, elle frissonnait à cause du vent qui soufflait en cette fin de journée mais le garçon aux cheveux bruns qui était à côté d’elle lui passa un bras sur les épaules avant de la serrer contre lui pour la réchauffer. Le songe était si réaliste, qu’elle sentait le souffle de son compagnon dans son cou et elle vit dans l’éclat de ses yeux bleu son propre reflet quand il se pencha vers elle. Il était si beau qu’elle en eut le souffle coupé quand il leva sa main pour venir caresser sa joue rosie par le vent.Se penchant vers elle,  il lui murmura de sa voix rauque :

- Je t’aime, si tu savais comme je t’aime…

- Moi aussi Maxence, je t’aime.

Là, alors que le soleil se couchait, il l’embrassa.

 

Le lendemain, à l’entrée du lycée, un garçon brun aux cheveux courts attendait son meilleur ami qui l’avait appelé en pleine nuit pour lui annoncer qu’il fallait absolument qu’il se rende sous le saule derrière le gymnase ce matin-là. Il avait quelque chose de génial à lui annoncer : «  encore mieux que quand j’ai réussi à convaincre mes parents de me laisser vivre dans mon propre appartement, tu ne sais même pas à quel point je peux être heureux en ce moment » avait dit Jérôme surexcité. D’un pas tranquille, comme il en avait l’habitude, il se dirigea vers le lieu indiqué où il fut le premier à arriver : rien de plus normal, le bus qui l’emmenait de chez lui à la gare passait toujours très tôt et prendre le suivant l’aurait fait arriver en retard. Pas facile d’habiter dans la banlieue proche parisienne quand son lycée était au centre de la capitale. Surtout quand on ne venait pas du même milieu que ses camarades : venir en transport en commun faisait de lui un marginal par rapport aux autres élèves qui venait dans des voitures de luxe le plus souvent avec chauffeur. Il était le seul et unique boursier en terminale de l’établissement et cette place il l’avait acquise en seconde lors d’une sélection à laquelle participait plus de 300 candidats pour une seule place qui incluait les frais d’inscription, de scolarité et les repas dans un des lycées les plus réputés de la capitale, si ce n’est de la France entière. Sans un regard pour ceux qu’il appelait «  les petits bourges de Sainte Louise » passant près de lui, il sortit ses lunettes de son sac et s’appuya contre le tronc de l’arbre pour lire un livre de poche qu’il avait eu le temps de commencer dans le train. Sa silhouette fine, aurait pu le faire passer pour une fille s’il n’avait pas eu un regard si fier, des cheveux coupés court et des vêtements d’homme. Un quart d’heure plus tard, il leva ses yeux bleu glacier de l’ouvrage quand il vit s’approcher le grand blond plutôt musclé avec les cheveux trop long qu’il attendait :

- Bonjour le lève-tôt, toujours autant en avance, merci d’avoir attendu dans le froid.

-Bonjour, je te signale que c’est toi qui voulais que j’attende dehors, sinon je me serais sans doute trouvé un petit coin tranquille dans cette espèce de monument historique qui nous sert de lycée…

Du doigt il indiqua le vieux bâtiment qui abritait les salles de classe : si un jour celui-ci ne pouvait plus servir pour enseigner, en faire un musée ne serait pas une difficulté, le principal du lycée et propriétaire des lieux se plaisait à dire que celui-ci datait au minimum de l’époque de la reconstruction de l’Hôtel-Dieu de Paris suite aux travaux de Notre-Dame de Paris.

- En même temps il faut bien qu’il justifie le prix exorbitant qu’on paye pour étudier dans ce lycée privé, indiqua le blond. Bon mais c’est pas pour ça que je t’ai demandé de venir ce matin. Je trouvais que t’en parler au téléphone ce n’était pas génial…

Il avait un air embarrassé qui intrigua son ami.

- En fait j’ai rencontré une fille… Non la fille que j’aime pour être exact. Elle est dans notre lycée…

- Je la connais ? demanda son compagnon en rangeant son livre dans son sac noir qu’il balança sur son épaule habillée d’un pull blanc tranchant sur son pantalon noir. Il ne remarqua pas l’air embarrassé de son ami avant que celui-ci ne prenne la parole :

- Oui, enfin de réputation… c’est Jenny Alfort…

Le brun haussa un sourcil avant de regarder son ami dans les yeux :

- T’es sérieux ? Depuis quand tu aimes ce style d’idiote toi ?

- Commence pas… Ecoute, c’est la première fois que je me sens comme ça alors s’il te plait accepte-la, supplia-t-il en passant une main dans ses mèches blondes rebelles qui balayaient sa nuque. Moi aussi je pensais que c’était une fille superficielle un peu plus excentrique que les autres mais elle est vraiment adorable quand on prend le temps de la connaitre…

- J’ai aucune envie de la connaitre…

- Je t’ai toujours soutenu dans tes choix, moi !

C’était vrai, son meilleur ami avait toujours été là, dès le début où être boursier dans un lycée comme Sainte Louise n’était pas un avantage. Alors, à contrecœur il déclara :

- Je ne lui sauterais pas à la gorge promis…

- La voilà ! s’exclama Jérôme en tenant à peine compte des paroles qu’avaient prononcées son ami.

Et en effet, Jenny s’approchait du saule, vêtue d’une jupe noir brodées de fleurs roses et d’un pull noir au décolleté bordé de dentelle noire. Ses cheveux blonds, Jenny les avaient attaché en deux couettes symétriques nouées par des rubans roses qui retombaient jusque au milieu de son dos en des boucles anglaises adorables. Le brun reconnut en cela l’excentrique que chacun connaissait dans le lycée pour ses tenues. La blonde était accompagnée par une jeune fille rousse plutôt petite portant un pantalon noir et un pull blanc. Le brun se retint de sourire : certaines coïncidences pouvaient être risibles : voila qu’une petite fille de bourges s’habillait comme lui… Bon, il fallait bien l’avouer, c’était une jolie fille de bourge et elle avait l’air d’être assez discrète surtout comparée à son amie. Il remarqua qu’elle portait des chaussures à talons, mais même ainsi, elle n’atteignait que difficilement le mètre soixante. Peut-être était-ce pour cela qu’il n’avait aucun souvenir d’elle. L’adolescent ne connaissait même pas son nom alors que la plupart des lycéens de Sainte Louise savaient plus ou moins qui était qui. Il croisa son regard et la vit se stopper comme surprise avant de reprendre une expression impassible. Le blond vint embrasser sa petite amie et entreprit de faire les présentations :

- Jenny Alfort et… Linda Carpentier je crois ? se renseigna Jérôme. La jeune rousse hocha la tête et il reprit : je vous présente mon meilleur ami : Maxence Lucat.

L’un des trois adolescents avait-il conscience du cataclysme qui balayait l’esprit de la jeune rousse ? Certainement pas car ni sa meilleure amie, ni Jerôme et encore moins Maxence ne savait qu’elle avait rêvé du jeune homme la nuit d’avant comme beaucoup de nuits pendant ces trois dernières années. Se souvenait-il seulement de ce jour où il l’avait aidée dans les escaliers ? Quand, sans faire attention, elle avait glissé sur un papier et avait faillit tomber en arrière, c’est lui qu’il l’avait retenu in extremis. Linda avait tout de suite su que si son cœur s’était accéléré ce n’était pas seulement à cause de la peur mais elle n’en avait jamais rien dit… parce que sinon Jenny l’aurait poussé à aller vers lui et il paraissait tellement inaccessible. Elle n’aurait pas été la première qu’il aurait repoussée, mais sans doute ne l’aurait-elle pas supporté. Avec un pincement au cœur, elle le vit enlever ses lunettes avant de les saluer d’un signe de la tête :

- On se retrouve pour midi, décida Jérôme alors que la sonnerie d’entrée en cours se mettait à résonner. Il embrassa Jenny avant de partir avec son meilleur ami vers les salles de chimie alors que les jeunes filles se dirigeaient vers les salles d’économie ce qui soulagea Linda dont le cœur battait beaucoup trop fort à son gout : encore heureux que les garçons étaient en filière scientifique et elles en filière économique, donc dans deux classes différentes! Elle n’aurait jamais supporté de devoir côtoyer Maxence toute la journée sans se trahir… Un sentiment ambigu s’empara de son cœur : elle avait peur d’être auprès de celui qui la faisait rêver mais en même temps, elle était tellement heureuse de pouvoir être avec lui tous les jours !

 

****

Un petit commentaire pour me faire plaisir? Allerrrrrr :D Siouplaiiiiiit !

Pour ceux qui ont été à la Japan Expo, je recherche des photographies de mon amie et moi, deux filles cosplayée en Luigi et Mario !

A Vendredi si tout va bien, Samedi probablement, Dimanche si je traine!

Par Padidu
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Mardi 14 juillet 2009

Bonjour tout le monde ! Alors cette partie de chapitre sera un peu courte... toi là-bas au fond lache cette tomate où je prends le texte en otage ! C'est le 14juillet, j'ai le droit a mon férié moi aussi !

Mais elle est interressante, sisi...

Celle qui avait un faible pour Maxence, pas taper s'il vous plait ! L'auteur n'est qu'une victime, jvous assure !

Bonne lecture ;) 

 

 

 

Chapitre 2 : Là où mène la colère,  première partie.

 

                Dire qu’elle était un peu gênée n’aurait pas reflété la réalité : Linda était plus que mal à l’aise. Seule avec Maxence, elle ne savait plus quoi faire et sa timidité naturelle ne faisait que s’accentuer. Elle ne cessait de tirer sur la veste noire qui couvrait son corsage rose et de lissé les plis de son jean. Pourquoi Jenny et Jerôme les avaient-ils laissés seuls déjà ? Ah oui, parce qu’ils voulaient soi-disant aller s’acheter des croissants à la cafeteria du lycée : comme par hasard ils n’avaient pas déjeuné avant de partir pour Sainte Louise ce matin-là ! Deux semaines s’étaient écoulées depuis que les deux adolescents leur avaient annoncé qu’ils sortaient ensemble. La jeune rousse avait bien compris que le couple ne plaisait pas à Maxence. Pourtant, celui-ci ne disait rien et participait même aux conversations du groupe sans mauvaise volonté : sans doute le faisait-il pour son meilleur ami. Cependant, lorsque Jérôme n’était pas là, dialoguer avec Linda ne semblait pas faire partie de ses priorités.

                Du coin de l’œil, elle l’observait qui lisait un livre adossé au tronc du saule pleureur, sans vraiment savoir quoi faire. Debout près de lui, elle avait sortie son cahier d’anglais mais ne s’y intéressait pas vraiment. Le spectacle du garçon lisant était bien plus distrayant à regarder. C’était devenu une habitude d’épier ce qu’il faisait et Linda aimait observer les expressions qu’il pouvait prendre pendant sa lecture : surprise, souriante, interrogative… toutes dénuées de l’attitude hautaine qu’il pouvait avoir d’habitude. Ce jour-là, il avait mis un jean avec un pull rayé blanc et bleu qui soulignait le carré de ses épaules et la finesse, inhabituelle chez un garçon, de sa taille. En rougissant, Linda songea que chaque jour elle le trouvait plus beau et attirant. Tout à coup, Maxence se redressa, la faisant sursauter.

- Je crois qu’on ferait bien de les rejoindre à la cafet’, les cours commencent dans dix minutes.

- Euh oui…

Ce que le jeune homme ne lui disait pas, c’est qu’il ne supportait plus que la petite rousse l’observe pendant qu’il lisait. Bien sur, il comprenait qu’elle était du genre timide mais il y avait des limites… surtout que ce n’était pas le moment de l’énerver : Maxence supportait de moins en moins le petit couple que formaient son meilleur ami et Jenny. Les voir s’embrasser à tout moment de la journée et discuter des bêtises qu’ils allaient faire ensemble lui mettait les nerfs à fleur de peau. Sans un mot, le jeune brun s’engagea sur le chemin qui menait au lycée sans vraiment faire attention si Linda le suivait. Jusqu’à ce qu’il entende un bruit de chute. Avec un profond soupir, il se retourna pour découvrir la jeune fille, à genoux par terre en train de ramasser son sac et de remettre de l’ordre dans ses longs cheveux qu’elle avait détachés ce jour là. Le lycéen reconnut aussi la chevelure blonde de Stanley, l’un des garçons qu’il appréciait le moins à Sainte Louise : il n’avait rien contre les enfants riches, mais il ne supportait pas les enfants trop surs d’eux, idiots, et narcissiques. Et Stanley réunissait aisément les trois critères.

- Tu pourrais l’aider à ramasser, indiqua Maxence au jeune homme tandis qu’il tendait la main à Linda pour qu’elle se remette debout.

- C’est elle qui m’a foncé dessus.

- Ce n’est pas une raison !

- Max, laisse s’il te plait, l’implora presque Linda en lui tirant sur le bras.

Il céda à sa demande et s’éloigna avec elle. Quand ils se furent assez éloignés, il ne put se contenir :

- Pourquoi tu m’as retenu, tu te laisses trop faire.

- Parce que je ne veux pas d’ennuis, répondit Linda d’une voix basse. Et puis Stanley n’est pas si mauvais…

- Serais-tu idiote ? Ce mec t’a manqué de respect mais il n’est pas « si mauvais » ? s’énerva Maxence. Il avait conscience de reporter la colère provoquée quelques minutes plutôt par le blond sur Linda mais ne parvenait pas à se retenir.

- Je ne… commença-t-elle avant de se taire. Elle le fixa de ses yeux noisettes sans rien dire ce qui eut le don d’énerver encore plus le jeune homme.

- Oh puis arrête de me regarder comme une idiote, ça devient gênant à la fin !

Et là, ce furent des larmes qui naquirent dans les yeux de Linda qui se détourna et couru presque jusqu’à sa salle de classe laissant Maxence seul au milieu du couloir, un peu déboussolé. La faire pleurer n’avait pas été son objectif, mais si cela pouvait la faire réagir sur sa timidité : peut-être arrêterait-elle de le regarder sans rien oser lui dire.

 

- Lin… murmura Jenny quelque minutes plus tard en venant s’assoir en cours près de son amie.  T’es toute pale qu’est ce qui s’est passé ? En plus t’as les yeux rouges… Encore un souci avec Stanley ?

- Oui c’est ça, encore un souci avec lui, mais c’est rien… Tu sais bien comment il est quand son groupe d’admirateurs est présent.

- Ah celui là ! Jamais je ne comprendrais cette façon de se comporter.

- Il cherche juste à ressembler à son père.

Le jeune homme dont elles discutaient entra justement dans la salle de cours au même moment. Quelle malchance de l’avoir dans leur classe ! Il leur adressa un sourire comme si de rien n’était et vint s’asseoir juste derrière elles, près du groupe d’adolescents qui formaient son cercle d’amis.

- Crâneur, murmura Jenny entre ses dents.

- Mademoiselle, je commence le cours ! lui indiqua une vieille dame très mince aux allures de dragon qui n’était autre que leur professeur d’économie.

 

****

Je vous dis a Vendredi, juste après mon dernier partiel de l'année... et oui tout le monde n'est pas en vacances !

bises et bonne fête nationale ! 

Par Padidu
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Mercredi 22 juillet 2009

Héhéhéhé, me voila, presque pas en retard !

* evite une bouteille d'eau *

En même temps, j'ai pas l'impression que Trompeuses apparances vous emballe... Si franchement le texte ne vous plait pas, dites le moi en commentaire, je cesserais de le publier et me consacrerais à Petite soeur ;).

*entends des fans hystériques crier : JOSHUAAAAAA*

Enfin bref, après une journée chargée au chateau de Versailles et un joli coup de soleil, je vous laisse avec Linda, Maxence, Jenny et Jérôme !

Bonne lecture !

 

Trompeuses apparences, chapitre 2 : là où mène la colère ( partie 02 )

 

Une semaine passa pendant laquelle l’inquiétude ne cessa de croitre chez Jenny. Sa meilleure amie semblait aller de plus en plus mal : elle ne mangeait rien le midi, avait de grandes cernes sous les yeux et semblait au bord de l’évanouissement ce matin-là quand elle arriva près du saule pleureur. Sa veste noire accentuait la pâleur de son teint et son jean semblait plus large à la taille.

- Bonjour, murmura la rousse en venant se poster près des trois adolescents qui l’attendaient.

- Lin, t’as pas l’air en forme, t’as mangé ce matin ? s’inquiéta Jenny.

- C’est vrai que tu es pale… ajouta Maxence.

Elle ne lui adressa même pas un regard et baissa les yeux. La blonde ne perdit pas une miette de ce qui se passa et se promit d’avoir une sérieuse discussion avec le meilleur ami de Jérôme.

- J’ai pas eu le temps ce matin, je me suis levée trop tard, se justifia Linda.

- Tu sais qu’il faut manger le matin ! la gronda Jenny. Viens on va s’acheter un truc à la cafet’, à ce midi les garçons, ajouta-t-elle alors que les deux jeunes filles s’éloignaient déjà.

- Je peux savoir ce qui s’est passé avec Linda ? demanda Jérôme à Maxence une fois qu’ils furent seuls.

-Rien de spécial, murmura le brun sans vraiment y croire. Il avait conscience d’y être allé un peu fort après l’altercation qu’il avait eue avec Stanley mais se rendre malade pour quelques mots lui semblait exagéré. Sans doute s’était-il passé quelque chose d’autre.

- Ecoute, elle semble avec peur de toi et je ne comprends pas. On vous a laissé seuls une demi-heure et maintenant c’est à peine si elle ose te regarder. Qu’est ce que tu lui as fait Maxence ?

- Mais rien ! Puis tu m’agaces, s’énerva le jeune homme qui ne supportait pas que son meilleur ami tente de lui faire la morale. C’est pas de ma faute si c’est une idiote !

- En tout cas, si tu t’énerves c’est que t’as bien quelque chose à te reprocher ! Et je finirais bien par savoir quoi !

 

Assise dans la salle de cours, Linda faisait semblant de suivre ce que disait le professeur pour ne pas à avoir à répondre aux questions de sa meilleure amie qui la regardait avec un regard inquiet. Cette dernière avait déjà réussi à lui faire avaler presque de force un pain au chocolat qui semblait ne pas vouloir rester dans l’estomac de la rousse.

L’adolescente savait bien que ses cernes et son manque d’appétit ne pouvaient pas passer inaperçu mais elle ne voulait pas créer de tension entre le meilleur ami de Jerôme et Jenny. La blonde semblait tellement heureuse dans son couple que créer des discordes pour une banale dispute lui semblait ridicule. Seulement, si aux yeux des autres, cela aurait pu passer pour un petit désaccord, pour elle c’était une douloureuse réalité. Maxence sans le vouloir avait réussi à la blesser profondément : elle avait toujours pensé être discrète et l’idée qu’il ait pu le remarquer et qu’il la trouve idiote suffisait à l’empêcher de dormir la nuit. Si auparavant il occupait ses rêves, le jeune homme se chargeait de lui créer des insomnies. La rousse avait compris qu’elle le gênait et essayer de ne pas l’importuner encore plus : ne pas lui parler, ne pas le regarder semblait pour elle le meilleur moyen. Elle avait même refusé de venir à une sortie au cinéma que Jenny avait organisé le week-end avec Jerome et Maxence pour éviter de se retrouver en face de ce dernier. Plus elle restait avec lui, plus son cœur s’emballait et plus elle souffrait de ce qu’il lui avait dit. Quand elle était arrivée ce matin-là, elle l’avait tout de suite remarqué avec son pull blanc et son pantalon blanc qu’il portait avec une veste noire : c’était si difficile de ne pas le regarder quand il était si beau…

 Les quatre adolescents se mirent à la même table ce jour-là pour le repas du midi mais l’appétit  manqua encore une fois à Linda : être assise près de Maxence lui nouait l’estomac.

- Mange un peu, la supplia presque Jenny.

- Je n’ai pas faim je t’assure, tu sais il y a des périodes comme ça…essaya de la rassurer Linda.

- T’as perdu du poids ça se voit dans tes vêtements ! Essaie au moins le dessert… négocia Jenny.

- Hum…

- Tu sais, ce n’est pas en inquiétant tout le monde que tu vas arriver à quelque chose, lâcha Maxence tout en continuant à manger.

Les trois regards se tournèrent vers lui et il n’ajouta rien. Sans un mot, Linda repoussa sa chaise et murmura vaguement qu’elle allait aux toilettes.

- Bon ce coup-ci tu me dis ce qui se passe Maxence, exigea Jérôme.

- Mais rien !

- Mais bien sur… ironisa Jenny en se levant. Depuis une semaine, elle ne va pas bien ! Je sais qu’elle a eu un problème avec Stanley mais ça ne la mets pas dans des états pareils d’habitude. Elle le supporte depuis l’enfance et lui pardonne beaucoup. Non le problème vient de toi, j’en suis convaincue. Qu’est ce que tu lui as dit ?

- Elle s’est fait bousculé par Stanley et n’a rien dit a cette imbécile, je lui ai fait remarquer qu’elle était tout simplement stupide, avoua Maxence avec l’impression d’être interrogé comme si il était un gamin pris en faute. Bon, sur le coup, j’étais un peu en colère à cause de cet espèce de tache blonde alors j’ai rajouté qu’il fallait qu’elle arrête de me regarder comme une idiote, que ça me gênait, mais elle ne peut pas l’avoir prit si mal quand même !

- T’es vraiment un crétin ! s’exclama Jenny. Tu ne connais rien de sa situation, ni des raisons qui l’ont poussées à ne rien dire à Stanley !  Et tu te permets de la juger ? Sais-tu ce qu’elle a pu ressentir en t’entendant lui dire qu’elle est idiote? La colère ne justifie pas tout !

Sur ces mots, Jenny se leva et allait partir quand Maxence lui attrapa le poignet.

- Tu penses que c’est à cause de ça qu’elle se rend malade ?

- Elle supporte Stanley depuis l’enfance ! Pour elle, c’est un gamin capricieux rien de plus ! Si elle pense que tu ne l’apprécie pas, ce n’est pas étonnant qu’elle cherche à te fuir et que tu la mettes mal à l’aise. Linda n’est pas le genre de fille niaise que tu fréquentes d’habitude ! Elle est fragile, elle a des sentiments à fleur de peau ! Ta manie de juger les gens sans les connaitre m’agace ! Passe encore avec moi mais ne t’avise plus jamais de lui faire du mal à elle !

Le jeune homme resta silencieux un instant avant d’annoncer :

- Alors c’est moi qui vais aller la voir… puis il ajouta devant l’air surpris de Jenny : Je pense qu’il faut que je m’excuse non ?

- Si tu lui fais du mal, je t’étripe ! le menaça-t-elle alors qu’il se dirigeait déjà vers la sortie du réfectoire.

 

*****

Un petit commentaire ferait immensément plaisir à l'insignifiante petite scribouillarde que je suis ... Alors please review !

Par Padidu
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Mercredi 29 juillet 2009

* se cache derrière le rideau*

Oui, je suis encore en retard... En fait je crois qu'il faudrait déplacer les jours de publications pour que je sois toujours à l'heure :p

* jette un coup d'oeil et aperçoit une pancarte : Vive Joshua ! "

Huhu, les fans sont là je vois... vous m'en voulez pas trop pour le dernier chapitre hein ? Non ? Cool alors...

* sort de sa cachette et évite un piano *

Bon okay, je vous laisse avec mon texte... Bonne lecture !

* retourne se cacher * 

 

 

Trompeuses apparences, chapitre deux : Là au mène la colère ( partie 03) 

 

- Alors c’est moi qui vais aller la voir… puis il ajouta devant l’air surpris de Jenny : Je pense qu’il faut que je m’excuse non ?

- Si tu lui fais du mal, je t’étripe ! le menaça-t-elle alors qu’il se dirigeait déjà vers la sortie du réfectoire.

 

Mais Maxence comptait bien s’excuser : jamais il n’aurait pensé que ses paroles, dites sous le coup de la colère, avaient pu blesser à ce point la jeune fille. Bien sur il avait vu la rousse aller mal mais il pensait que cela avait plus à voir avec Stanley qu’avec lui. Tout au plus, ses parole aurait du permettre à Linda de se remettre en question sur sa façon d’agir avec l’autre adolescent prétentieux. Seulement, Jenny venait de lui affirmer le contraire et il avait beau ne pas apprécier la jeune excentrique, elle devait avoir raison quand à l’origine des troubles de sa meilleure amie. Et puis il fallait bien l’avouer, il était surpris de découvrir une facette qu’il ne connaissait pas de la bonde : celle-ci était moins superficielle qu’il n’y paraissait, elle s’inquiétait pour ceux qu’elle appréciait et était prête à les défendre. Le brun chercha de ses yeux bleus la rousse dans les couloirs menant aux toilettes et l’aperçut qui revenait vers le réfectoire en titubant.

- Linda, ça va ?

Il s’approcha d’elle et la vit se tenir au mur. Sans un regard pour lui, la jeune rousse au teint si pale tenta de continuer à marcher jusqu’à ce qu’il la saisisse par le bras pour la faire s’arrêter.

- Oui, l’idiote va bien merci...

Jamais encore elle lui ne lui avait parlé méchamment et Maxence faillit avoir un geste de recul  mais il s’aperçut que la jeune fille avait solidement attrapé la manche de son pull.

- Désolée, je t’embête encore, murmura-t-elle. Mais j’ai l’impression que tout bouge autour de moi.

- Des vertiges ? C’est parce que tu n’as rien mangé... Je vais aller chercher l’infirmière tu veux ? lui proposa-t-il tout en la faisant asseoir contre le mur : mieux valait qu’elle ne reste pas debout si il y avait un risque qu’elle tombe.

C’était une nouveauté qu’il soit aussi gentil avec elle et Linda vit l’inquiétude dans les yeux du jeune homme mais ne réussit pas à le lâcher. A voix basse elle lui dit :

- Excuse-moi de t’avoir gêné, je ne voulais  pas…

- Non, t’as rien à te reprocher, je n’avais pas le droit de te dire quoi que se soit sous prétexte que j’étais en colère contre Stanley. Mais tu sais, je ne pensais pas que tu te mettrais dans cet état pour ça. Je suis désolé…

Il avait presque chuchoté les derniers mots, se rendant compte qu’il s’excusait sans doute pour la première fois devant une de ses petites filles de riches qu’il n’appréciait pas. Comme pour cacher ce moment de faiblesse, il sortit une barre de céréales qu’il avait mise dans sa poche en prévision de son trajet de train du soir.

- Je veux que tu le manges pendant que je vais chercher l’infirmière. Si tu ne l’as pas fait, ça risque de mal aller pour ton matricule, plaisanta-t-il. Une nouvelle fois, il voulut s’écarter mais elle ne le lâcha pas et il remarqua que les mains de la jeune fille tremblaient.

- Je préférais ne pas rester seule… J’ai pas envie d’être un phénomène de foire quand les autres sortiront de la cantine.

- Bon, on va y aller ensemble alors.

Sur ces mots, il l’aida à se lever, puis, passant un bras derrière les épaules de la jeune fille et un derrière ses jambes, Maxence la souleva du sol sans difficulté. A travers le tissu, il sentait la finesse de sa taille et se fit la réflexion qu’elle était légère comme une plume, avec sa petite taille, elle ressemblait presque à une poupée de porcelaine. Sans vraiment s’en rendre compte, il commença à ressentir de la sympathie pour Linda. La fragilité qu’elle dégageait le déboussolait et le jeune homme se sentait obligé d’être doux et protecteur : c’était un sentiment nouveau et plutôt agréable mais tellement étrange ! Ils croisèrent en route un des camarades de classe de Maxence que le jeune brun envoya prévenir l’infirmière.

- Si tu pouvais aller chercher Jenny aussi…ajouta Linda avant que le garçon ne s’éloigne.

- La blonde excentrique qui sort avec Jérôme ?

- Oui, c’est elle, répondit sèchement le brun qui continuait d’avancer, son amie dans les bras.

            A peine deux minutes plus tard, il déposait la rousse sur un des lits de l’infirmerie. Alors qu’elle finissait enfin par avaler un biscuit donné quand elle était arrivée dans la pièce, il lui demanda avec un regard inquiet :

- Ca va mieux ?

- Quand je suis assise, le monde autour de moi tourne moins.

- Tiens, bois ça aussi, lui dit l’infirmière en tendant un verre à la jeune rousse. C’était une petite dame ronde qui portait des lunettes carrées et des cheveux roux ondulés lâchés sur ses épaules. C’est du jus d’orange, précisa-t-elle. C’est pour remonter ton taux de sucre dans le sang. Tu n’as pas beaucoup mangé dernièrement ?

- Elle n’avait pas d’appétit, répondit Maxence se sentant coupable.

- C’est à Mademoiselle Carpentier que je pose la question, Monsieur Lucat.

            A cet instant, la porte de la pièce s’ouvrit, laissant entrer Jenny qui bouscula Maxence pour s’approcher du lit.

- Ma chérie, qu’est ce qui s’est passé ?

Puis sans attendre la réponse elle reprit :

- Maxence qu’est ce que tu lui as fait ? Si c’est de ta faute, je te jure que je …

- Calme-toi Jenny ! l’interrompit Linda. Il m’a aidé à venir jusqu’à l’infirmerie c’est tout. Euh… Jérôme tu veux t’allonger toi aussi ? demanda la jeune fille en voyant le jeune blond qui venait d’arriver s’appuyer sur le mur en se tenant les côtes, essoufflé.

- Je … je ne pensais pas… qu’on pouvait courir aussi vite… avec des talons pareils ! répondit-il. Jen tu devrais t’inscrire au club d’athlétisme.

Cette réflexion détendit l’atmosphère d’un coup et Jenny attrapa la main de son amie.

- Tu sais que j’ai eu très peur, avoua-t-elle. Pourquoi tu ne m’as pas dit que tu avais des problèmes avec Maxence ?

- je…

Elle lança un regard au brun puis reprit :

- Je ne voulais pas créer des tensions entre toi et Jérôme… Et puis, ce n’était pas si méchant, c’est moi qui prends tout trop a cœur… c’est de ma faute.

- Non, c’est la mienne, la contredit Maxence. Je sais que j’ai tendance à m’énerver facilement et je m’en excuse.

Jérôme lança un regard surprit à son meilleur ami : l’entendre demander pardon était assez surprenant.

- Maintenant je pense que ça serait bien que vous la laissiez se reposer, suggéra l’infirmière.

Jenny laissa les deux garçons s’éloigner avant de venir murmurer à l’oreille de son amie :

- Tu aurais pu me le dire que tu étais amoureuse de lui !

Devant l’air étonné de son amie, elle fit un clin d’œil et rejoignit son petit copain.

- Je passerais te voir dans une heure à l’intercours ! promit-elle.

 

            Une heure après, comme prévu, Jenny se dirigeait vers l’infirmerie. Elle était contente de voir que Jérôme et Maxence s’étaient joints à elle pour aller prendre des nouvelles : les liens commençaient peu à peu à se former dans leur petit groupe. Ils n’étaient qu’à une dizaine de mètres de leur destination quand ils entendirent la voix grave d’un homme brun en costume bien coupé qui ouvrit la porte de la pièce violement et en sortit, Linda sur ses talons.

- T’es vraiment une bonne à rien ! lui reprochait-il en marchant. Faire un malaise parce que tu manges pas… mais t’es une idiote de première classe ! Attends que je trouve Mona en rentrant.

- C’est pas de sa faute, murmura à peine la jeune fille aussi pale que quand Maxence l’avait trouvé dans le couloir.

- Ne défends pas les domestiques ! A croire que tu n’es pas ma fille, par contre tu ressemble bien à ta mère !

            Maxence serra les poings et voulut s’avancer vers l’homme quand il sentit la main de Jenny tirer sur sa manche alors qu’elle hochait la tête pour lui signifier « non ». Quand elle le relâcha, Linda et l’homme avaient rejoins le hall principal.

- C’était quoi cette scène ? Pourquoi elle se laisse traiter comme ça ? demande Maxence non sans une pointe de rage contenue dans la voix.

- C’est son père, déclara Jenny. Quand je disais que tu ne connaissais rien d’elle…

 

****

Voila j'espère que ça vous a plu. Et si c'est le cas :

* traverse en courant avec un panneau : LAISSEZ MOI UN COMMENTAIRE !*

* Slalome entre les projectiles et retourne se cacher *

Nananèreuhh :p

A vendredi !

Par Padidu
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