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Ce que l'on vit lors d'un rêve
( texte long - Terminé )

Douces sont tes plumes
( texte court - Terminé)

Elle, la scène et moi
( texte court - Terminé)

La perle rare
( texte court - Terminé?)

Le dernier jour
( texte court - Terminé)

Petite soeur
( texte long- En cours)

Poème
( ensemble de poèmes...)

Pour toujours
( texte court - Terminé)

Recueil de vies, Recueil d'envies
( Textes courts, en cours, coprod Mohnn, interdit aux -18ans)

Si la vie ne tenait qu'à un rubis
( Mon premier texte long - Terminé )

Trompeuses apparences

( Texte long- En cours)

Une idée pas si mauvaise
( Texte court - Terminé )


Elle, la scène et moi

Samedi 11 octobre 2008
Bonjour tout le monde ! Que vous dire à part que cette rentrée se fait très rapide pour moi ? J'ai quand même pris le temps de vous corriger un texte qui trainait depuis un petit moment! Il est court mais j'espère que vous ne m'en voudrez pas. Je vous embrasse fort et vous laisse avec cette histoire... d'amour une fois de plus !
Bonne lecture !

****

Elle, la scène et moi ( partie 1 )

Certains n’étaient peut-être pas nés quand l’histoire que je vais vous raconter a eu lieu. Le mur de Berlin venait de tomber et tous les jeunes avaient l’espoir de vivre un futur meilleur. La vie était belle avant que le stress et le coût de la vie ne nous fassent redescendre sur terre. J’avais vingt ans et je faisais partie d’un groupe de musique assez connu pour l’époque qui réunissait pas mal de monde à ses concerts. Mais j’oublie de me présenter : je m’appelle William, Will pour les intimes, et même si quelques cheveux blancs parsèment aujourd’hui ma crinière brune, j’aime à croire que je suis encore séduisant avec mes yeux verts. On dit souvent que mon fils est particulièrement mignon et on lui reconnait une ressemblance avec son père, alors je me dis que je dois encore être assez beau. Assez en tout cas pour que ma Leti soit encore amoureuse de moi après plus de 15ans de mariage. Si j’écris ce texte, c’est pour mes enfants qui adorent entendre comment se sont rencontrés leurs parents,  pour quelles raisons leur père est passé de star de la chanson à vendeur de fleurs dans un petit quartier tranquille de Paris. Peut être liront-ils un jour  cette histoire à mes petits enfants…

            Tout à commencé en Juin 1990, j’avais 19ans et avec mes amis John et Pierre, nous avions un groupe qui avait un brillant avenir devant lui. John, le bassiste, était un grand blond, petit ami de l’époque et aujourd’hui mari de ma sœur, et Pierre, actuellement directeur d’une grande boîte de production, était le calme du groupe avec ses cheveux bruns long et ses lunettes, et un joueur de guitare comme on en voit peu. Moi, j’étais la voix, les mélodies, les paroles… en somme j’avais le meilleur rôle, le plus grand nombre de fans et les records de soutiens-gorge lancés pendant les concerts.

            Après une quinzaine de date, je m’étais endormi dans ma loge un  soir de concert et c’était Marine, ma sœur, qui était venue me réveiller.

- Hé la star de la chanson, debout sinon j’arriverai jamais à discipliner ta tignasse en une heure.

- Je passe en scène dans une heure ?

- Exact.

- Vous auriez dû me réveiller avant bon sang !

- T’es pas séduisant quand t’as des cernes et avec ta popularité, ça serait dommage…

- Alors fais-moi beau vilaine ! plaisantais-je.

J’avais et j’ai toujours, une grande complicité avec ma sœur qui m’a accompagné partout et à qui je confiais tous mes secrets. Elle savait par exemple que je sortais d’une peine de cœur avec une des danseuses qui avait pensé que sortir avec deux membres du groupe à la fois était une bonne idée. Pierre s’en était relativement bien remis, pas moi. Et comme dit le proverbe «  chat échaudé craint l’eau froide », je n’avais aucune intention de me replonger dans une relation amoureuse. C’était sans compter l’apparition de Leti dans ma vie.

            Ce soir-là, je chantais pour la première fois dans une salle parisienne et c’était fantastique. Les fans étaient aux anges et moi j’avais l’impression que des ailes me poussaient dans le dos, j’étais capable de tout, sauf peut être de deviner qu’une camionnette de livraison de fleurs se garait près de la salle de concert. En descendant de scène, j’eus le droit aux habituels embrassades et ébouriffage de cheveux qui firent disparaitre les efforts de ma sœur pour me rendre présentable. Une serviette sur les épaules, je retournai dans ma loge en chantant. À peine la porte ouverte,  une voix féminine s’éleva dans la pièce :

- Ah ba enfin !

Cette exclamation semblait émerger d’un bouquet de roses possédant une paire de jambes féminines enserrées dans un jean.

- Vous m’attendiez ? demandai-je à la femme-bouquet dont le visage émergea sur la gauche de son fardeau. Elle avait de longs cheveux blonds et des yeux marron qui allaient merveilleusement bien avec sa peau blanche, son petit nez et sa bouche rose.

- Un peu que j’attendais ! J’ai d’autres livraisons moi ! Vous donnerez ça à votre patron, me dit-elle en me mettant le bouquet entre les mains. J’ai besoin d’une signature.

- Pour qui sont les fleurs ? tentai-je de savoir en posant le bouquet sur la table de maquillage.

- William Teliaux, je crois… Ils ont tous les même noms ces chanteurs. Je plains les pauvres filles qui gâchent des fortunes en fleurs, enfin c’est aussi grâce à elles que je travaille.

- Pourquoi pauvres filles ? Elles sont juste passionnées.

- Par des garçons qu’elles n’auront jamais, pas parce qu’ils sont célèbres mais parce qu’ils n’existent pas. Ce sont des images que se sont créés des gens comme tous les autres pour justifier un ego surdimensionné.

- J’ai l’impression que vous n’aimez pas particulièrement les chanteurs.

- Juste ceux qui prétendent savoir chanter, me répondit-elle rapidement.

- Comme William ?

Bizarrement, j’avais envie de savoir jusqu’où elle irait dans son raisonnement et plutôt que d’être en colère, cela m’amusait.

- Je ne sais même pas qui c’est, mais vu l’état des filles qui sortent du concert.

- Je vous trouve un peu dure avec lui…

J’essayais de voir si elle allait  trouver des circonstances atténuantes à mon «  ego surdimensionné ».

- Je fais juste le tri entre le bon et le mauvais, me fut-il dit.

- Donc je suis mauvais ?


****

Voila une histoire à suivre la semaine prochaine !
Je tenais aussi à remercier Zefyrane pour son tag sur son blog : Sur les ailes du vent.

Bisous à tous !

Par Padidu
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Samedi 18 octobre 2008
Voila comme promis la suite de l'histoire de la semaine dernière ! Vous allez enfin savoir comment ça s'est finit entre ces deux là !
Bonne lecture !



Bizarrement, j’avais envie de savoir jusqu’où elle irait dans son raisonnement et plutôt que d’être en colère, cela m’amusait.
- Je ne sais même pas qui s’est, mais vu l’état des filles qui sortent du concert.
- Je vous trouve un peu dure avec lui…
J’essayais de voir si elle allait  trouver des circonstances atténuantes à mon «  ego surdimensionné ».
- Je fais juste le tri entre le bon et le mauvais, me fut-il dit.
- Donc je suis mauvais ?

Mon sourire devait s’étendre d’une oreille à l’autre devant son expression stupéfaite quand elle ouvrit la bouche pour dire :

- Pardon ?

Un coup discret à la porte se fit entendre et ma sœur passa la tête dans la loge :

- Will, je file avec John, tu nous rejoins ?

- J’arrive… puis j’ajoutai à l’intention de l’impertinente livreuse : Mademoiselle, je crois que vous m’avez dit ce que tout le monde m’avait caché jusque là.

- Je suis désolée, s’excusa-t-elle en rougissant joliment. Elle fut à cet instant je crois, plus belle que jamais.

Gênée, elle voulut s’en aller mais je lui saisis le poignet et l’empêchais de partir :

- Je pensais que vous aviez besoin d’une signature, lui expliquai-je en prenant la feuille qu’elle tenait et  en signant près de mon nom.

- Vous vous êtes moqué de moi, murmura-t-elle.

- Je l’avoue volontiers. Mais si vous vous êtes trompée sur mon identité c’est que je ne dois pas ressembler tellement aux autres artistes.

- C’est vrai que vous faites presque négligé…

- Aïe ! Mon ego surdimensionné me fait mal.

Elle osa un sourire et je sus avec certitude que je voulais la revoir.

- Je dois y aller, j’ai encore trois bouquets à livrer.

Très vite, je trouvai un bloc note et un stylo qui traînaient dans mes affaires et écrivis mon numéro de téléphone personnel sur le papier pour le lui donner. Sans un mot, elle sortit de la pièce me laissant un dernier sourire qui me laissa paralysé au milieu de ma loge avec une expression stupide de béatitude sur le visage.

 

            Une semaine après, nous finissions notre tournée avec le groupe et tous m’avaient déjà demandé si j’allais bien. La réponse que je donnais  pour les rassurer n’avait rien à voir avec ce que je ressentais et je pense que peu d’entre eux y ont cru à l’époque, surtout Marine qui passait son temps dans ma loge. La nuit où j’avais rencontré ma fleuriste, j’avais eu du mal à m’endormir et persuadé qu’elle m’appellerait, j’étais déçu de n’avoir pas eu de nouvelles d’elle au bout de sept jours.

J’étais résigné et presque dépressif en montant sur scène pour notre dernier concert mais j’avais un public à qui je devais du grand spectacle. Je commençai à chanter en me défoulant, faisant ressortir mes sentiments dans ma voix pour rendre le concert encore plus spectaculaire. Puis comme à mon habitude, je m’approchai du bord de la scène, là ou je pouvais voir, malgré les éclairages, le public réuni dans la fosse. Et c’est là que je croisai son regard noisette qui brillait. Comme elle était belle dans son jean et son débardeur blanc, ses longs cheveux détachés balayant ses épaules ! Tout en continuant à chanter, je la regardais et quand enfin le concert se termina, je me penchai en avant et lui tendis la main. Pour la saisir, elle dut escalader les barrières  en même temps que des fans qui voulaient me toucher. Mais mes doigts se refermèrent sur les siens, et avec l’aide de Martin, une des personnes qui surveillait le public, je la hissai sur la scène près de moi.

- Alors ? Je prétends savoir chanter ? la taquinai-je.

- C’est bien ce que je disais, comme les autres mais négligé, me fut-il répondu avec un sourire à damner un saint.

- Alors pourquoi tu es venue ?

- Peut-être parce que l’homme de la loge m’a plu…

            Je ne sais pas si je suis tombé amoureux d’elle à ce moment là ou avant mais depuis, mon cœur bat toujours autant que sur cette scène  quand je la vois.

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Je remercie tout ceux qui sont passé par là pour venir me lire ! Gros bisous et à la semaine prochaine !
Par Padidu
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