Liste des textes

Ce que l'on vit lors d'un rêve
( texte long - Terminé )

Douces sont tes plumes
( texte court - Terminé)

Elle, la scène et moi
( texte court - Terminé)

La perle rare
( texte court - Terminé?)

Le dernier jour
( texte court - Terminé)

Petite soeur
( texte long- En cours)

Poème
( ensemble de poèmes...)

Pour toujours
( texte court - Terminé)

Recueil de vies, Recueil d'envies
( Textes courts, en cours, coprod Mohnn, interdit aux -18ans)

Si la vie ne tenait qu'à un rubis
( Mon premier texte long - Terminé )

Trompeuses apparences

( Texte long- En cours)

Une idée pas si mauvaise
( Texte court - Terminé )


Pour toujours

Samedi 6 septembre 2008

Me revoila enfin ! Désolée de n'avoir pas posté le texte plus tot, mais je suis actuellement en stage et les horaires ne me permettent pas forcément de faire ce que je veux quand je veux...

Bref, aujourd'hui je vous présente la première partie d'un texte que j'avais présenté à un concours et qui n'a pas été selectionné... j'espère que vous l'apprécierer quand même ! Bisous et bonne lecture !


Pour toujours

Pour toujours ( partie 1 )

           Rageusement, Joffrey jeta quelques vêtements dans sa valise ouverte sur son grand lit à baldaquin qui trônait au milieu d’une des plus grandes chambres de l’hôtel particulier des Charbois à Paris. Ce qu’il avait vu ce soir-là lors de la réception l’avait mis hors de lui : tous ces hommes qui avaient tourné autour d’elle, qui l’avaient frôlée dans leurs beaux costumes, qui lui avaient donné des ordres avec des sourires charmeurs, qui avaient admiré sa beauté, tous, il voulait les tuer. C’était son Elise ! Le souvenir de ses baisers, de l’odeur de sa peau chaude suffisait à raviver la rage qui l’habitait lorsque d’autres hommes tournaient autour d’elle. Des autres plus riches que lui, plus vieux aussi, qui pouvaient assumer d’avoir une maîtresse parmi les domestiques, qui pouvaient lui offrir bien plus que lui, qui n’avait pas encore accès à la richesse familiale ! Son père était un vrai tyran… Bien sur il était le fils unique des Charbois,  on attendait de lui qu’il épouse une des jeunes filles de la bonne société, mais aucune d’elles n’avait la douce saveur de la domestique. Ses cheveux roux lui tombant jusqu’au creux des reins quand ils étaient détachés et ses yeux noisettes débordants d’innocence avait fait tourner la tête au jeune héritier qu’il était.

            Il ferma sa valise puis se passa la main dans ses cheveux blonds qu’il ébouriffa, il détestait devoir les coiffer en arrière comme le voulait son père lorsqu’il organisait une de ses soirées mondaines. Joffrey se dirigea vers la salle de bain en laissant négligemment  tomber par terre sa chemise sortie tout droit d’un grand magasin haut de gamme parisien. Il regarda son visage pâle dans la glace. Il avait des cernes (quoi de plus normal à 4 heures du matin ?) et ses yeux bleus étaient rouges sans doute sous l’effet de l’alcool qu’il avait ingéré pour calmer sa colère lors de la soirée. Mais il y avait quelque chose de résolu dans son regard : cette nuit il partait avec elle. Plus jamais il ne voulait avoir peur qu’on la lui prenne et la seule façon de résoudre cela, c’était de se marier avec elle. Cependant, il n’avait aucune chance que son père accepte cette union, il serait même capable de les séparer et de faire du mal à Elise si il apprenait qu’ils avaient une relation. La seule solution  était de s’enfuir avec elle. Et cette idée brillante, il fallait qu’il la mette à exécution  le soir même. Avec la collaboration de son banquier qui ne pouvait rien refuser à un de ses clients (surtout si celui-ci était assis sur un héritage de plusieurs millions d’euros) il avait vidé le compte en banque que son père lui avait ouvert pour y verser son « argent de poche ».  Il enfila rapidement un pull beige et un jean épais : le mois de janvier était plutôt frais. Dans un silence complet, il descendit sa valise dans le garage au sous-sol où attendait son cadeau de Noel : une jolie voiture décapotable noire dernier cri. Il y installa sa valise et une couverture empruntée dans la buanderie lorsqu’il avait traversé la grande maison plongée dans la pénombre et le silence. D’un pas léger, il se dirigea vers les quartiers des domestiques où logeait Elise. Tout-à-coup, une silhouette se détacha devant une porte munie d’une fenêtre. Joffrey reconnut immédiatement Elise qui avait la main sur la poignée, une valise posée à ses pieds.

- Elise ? chuchota-t-il.

- Je m’en vais Joffrey. Je ne supporte plus le regard des femmes sur toi. Leur beauté alors que je suis si insipide...

Elle avait la voix qui tremblait et il l’a vit essuyer les larmes qui perlaient à ses yeux. Il s’approcha d’elle et l’entoura de ses bras. Elise tenta de se dégager mais il la plaqua contre son torse. Des sanglots étouffés résonnèrent douloureusement aux oreilles de Joffrey.

- Laisse-moi partir ! C’est mieux pour nous deux, on s’oubliera… chuchota-t-elle.

- Ne raconte pas de bêtises. T’oublier m’est impossible, tu es gravé dans mon cœur, lui répondit-il tout bas, ses lèvres contre le front de son aimée.

- Mais j’ai mal Joffrey, mal de t’attacher à moi alors que tu mérites plus.

- Je t’ai aussi attaché à un homme qui ne pourra jamais t’assumer devant son père. Arrête de pleurer, reprit-il en essuyant les larmes sur les joues humides de la jeune femme. J’ai une solution : Ce soir, tu pars avec moi, j’ai déjà tout prévu. Tu me fais confiance ?

Elle hocha la tête sans rien dire.

- Alors suis-moi, mais en silence. Il faut éviter de réveiller mon père. Ce soir nous changeons de vie !

            Et sur ces mots, il entrelaça ses doigts avec ceux de sa compagne et lui fit traverser la maison endormie. Quand ils arrivèrent au garage, il poussa un soupir de soulagement et serra brièvement Elise contre lui avant de la laisser monter dans la voiture. Joffrey se mit derrière le volant et démarra, troublant avec le bruit du moteur le silence de la demeure. Joffrey avait prévu que leur fuite en voiture ne passerait pas inaperçu mais il comptait sur l’effet de surprise pour s’éloigner le plus possible. La porte automatique du garage à peine ouverte, il accéléra et remonta la rue à une allure folle.

- On est parti, déclara-t-il comme pour s’en convaincre lui-même.

- J’aurais mieux fait de partir seule, tu gâches ta vie Joffrey ! Rentrons !

- Tu me dis ça avec des yeux remplis de larmes et tu crois que je vais t’écouter ? Et puis je ne gâche pas ma vie, je la prends en main ! Je t’aime et on restera ensemble pour toujours !

Quittant le levier de vitesse, sa main vint saisir celle d’Elise et la serra.

- Pour toujours, répéta-t-il. Mon père ne m’empêchera plus de t’embrasser ou de te prendre dans mes bras à n’importe quelle heure de la journée...

- Tu penses que cette fugue insensée réussira ?

- Oui, c’est possible. Tu veux rentrer ? demanda-t-il un instant paniqué à l’idée qu’elle pouvait avoir peur de fuir avec lui.

- Non je ne veux pas même si ce serait plus raisonnable. Je veux rester avec toi ! Je t’aime !

- Je t’aime aussi, on restera ensemble.

 

*****

Voila, la suite arrivera la semaine prochaine ! J'attends vos commentaires avec impatience ! Gros bisous à tous !

Par Padidu
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Samedi 13 septembre 2008
Et voila ( avec encore un peu retard...PAS TAPER !) la suite du texte de la semaine dernière ! Je suis vraiment désolée de publier au lance pierre comme ça .... :s :s. J'espère qu'elle vous plaira! Je remercie une certaine personne pour m'avoir informer sur le prochain concours auquel je vais participer ! Voilà, je vous souhaite une bonne lecture !




Pour Toujours ( partie 2 )

 

            Trois heures plus tard, la nuit de janvier n’avait pas encore laissé place à l’aube et ils étaient perdus au milieu de la campagne. Il avait roulé un peu à l’aveuglette et quand le voyant indiquant qu’il allait bientôt manquer d’essence s’alluma, il était loin d’une station service. Une barre d’inquiétude plissa son front à l’idée que son père puisse les retrouver s’ils s’arrêtaient trop longtemps. Qui sait ce qui arriverait alors à Elise ?

            Mais elle, endormie sur son siège ne semblait pas s’inquiéter. Ses cheveux roux encadraient son visage serein. Il ne résista pas à l’envie de l’embrasser et sentit ses lèvres se mettre à bouger. Il s’écarta pour la regarder se réveiller et lui sourit quand elle ouvrit les yeux.

- Qu’est ce qui se passe ? demanda-t-elle d’une voix endormie.

- Le crétin assit à côté de toi à oublier de faire le plein et on est perdu en pleine campagne.

- On va attendre l’aube et on verra. On ne peut rien faire tant qu’il fait noir.

            C’est à ce moment là qu’une sonnerie se fit entendre dans l’habitacle. Joffrey glissa sa main dans sa poche avant de sortir son téléphone portable sur lequel s’affichait le numéro de son père. Il dégluti péniblement et croisa le regard d’Elise. Elle lui indiqua de décrocher, ce qu’il fit à contrecœur.

- Oui ?

- Alors, panne d’essence ?

- Comment tu le sais ?

- Parce que tu viens de t’arrêter en pleine campagne sans avoir fait le plein avant… Pratique les nouveaux systèmes de GPS pas vrai ? On devrait être là dans 10 minutes, je te conseil de pas bouger si tu ne veux pas aggraver ton cas. Autant te dire que j’ai déjà choisi ta fiancée et que ta petite trainée va finir à la porte et je doute qu’elle retrouve du travail à Paris…

- Ne parle pas d’elle comme ça ! Qu’est ce qui te fait croire que je vais t’attendre ?

- Parce que tu es dépendant de moi espèce de larve ! T’es perdu en pleine campagne avec ta croqueuse de diamant !

- Tais-toi ! cria Joffrey avant de raccrocher au nez de son père. Il ouvrit la fenêtre de sa voiture et lança le téléphone dehors sous les yeux stupéfaits d’Elise.

- Il nous a retrouvés, annonça-t-il. Mais je ne veux pas qu’il nous sépare, quitte à aller nous perdre dans les champs à pied !

-Pourquoi pas? demanda-t-elle.

-Je crois que c’est la seule solution. Couvre-toi, on abandonne la voiture.

- On y va !

            Chaudement vêtus, ils quittèrent la voiture et commencèrent à marcher à travers champs alors que les premières lueurs de l’aube commençaient à blanchir l’horizon. Ils ne voyaient rien autour d’eux à part des champs, aucune maison, aucune ville alors qu’ils espéraient de plus en plus trouver un lieu accueillant où ils pourraient se cacher. Des aboiements se firent entendre au loin et ils se regardèrent avec inquiétude. Le sang de Joffrey se glaça dans ses veines quand il vit apparaitre les hommes de son père au loin. Tirant sur le bras d’Elise, il l’entraina dans une course folle, ne cherchant qu’à s’éloigner de la menace qui avançait vers eux mais c’était peine perdue face au flair des chiens. Il ressentit une bouffée d’angoisse quand il comprit qu’ils ne pouvaient plus fuir, qu’on allait les séparer. Au loin, Joffrey entendit le bruit d’un cours d’eau  et continua à courir, Elise sur ses talons. Chaque pas, il le vivait comme celui qui le rapprochait de la libération mais la désillusion fut dure. Ils arrivèrent sur un pont qui traversait un fleuve déchainé et au bout duquel était garée la voiture du père de Joffrey. Ce dernier sortit du véhicule, les regardant avec une colère froide qui fit pressentir le pire à son fils. Ils étaient coincés entre l’homme et les crocs des chiens.

- Maintenant, tu montes dans la voiture !

- Non ! cria le jeune homme.

- Tu montes ou je fais lâcher les chiens !

- Ecoute-le ! Ne t’inquiète pas pour moi… murmura Elise.

- Non, je ne t’abandonne pas !

- Je ne veux pas que tu sois blessée ! Je disparaîtrai et tout sera réglé !

- Tu veux disparaitre ? murmura Joffrey qui venait d’avoir une idée. Alors on disparaîtra ensemble ! ajouta-t-il en montant prudemment sur le muret qui bordait le pont sous lequel mugissait l’eau.

- Descend de là ! cria son père alors que son fils regardait Elise dans les yeux.

C’était leur seule façon de s’échapper  même si cela les menait à la mort. Si elle voulait le faire, il la suivrait et s’ils avaient une seule chance de rester ensemble, il fallait qu’ils la saisissent. Pour l’inviter, il lui tendit la main, et avec une lueur de confiance dans les yeux, elle lui donna la sienne.

- Pour toujours ? lui demanda-t-elle.

- Pour toujours.

Ils se penchèrent en avant sans prêter attention aux cris des gens autour d’eux  qui arrivèrent trop tard pour les empêcher de se jeter vers la mort ou bien, vers une autre vie.

           

            On chercha les disparus pendant deux semaines le long du fleuve mais ils semblaient qu’ils s’étaient soit volatilisés, soit enfoncés dans la vase au fond de l’eau.

Cependant, un jour, cinq ans après leur disparition, une photographie arriva entre les mains de Mr Charbois. On y voyait une enfant rousse aux yeux bleus sourire à l’objectif.

*****

Voilà, j'attends vos avis ! Gros bisous !

 



Par Padidu
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