J'espère qu'elle vous plaira.
Bonne lecture !
Voila c'est tout pour cette semaine, j'espere que vous ayez apprécié la lecture de mon texte.
Grosse bises à tous et à la prochaine !
-C’est juste une indigestion Madame, suivez les conseils que je vous ai donnés et laissez-le au calme. Vous allez sans doute avoir une nuit agitée. Au revoir.
- Au revoir et merci Docteur.
Elle referma la porte derrière le médecin et s’y adossa en soupirant. Aurélia venait d’avoir une journée horrible. Tout avait si bien commencé pourtant ! Stéphane était passé les prendre, elle et son fils Loïc, vers 11 heures pour qu’ils aillent faire un pique-nique tous les trois. C’était lui qui les avaient invités et cela à peine deux semaines après qu’il ait appris qu’Aurélia était mère célibataire.
Stéphane les avait emmenés manger près d’une rivière, et ils mangèrent avec une grande animation qui leur donna presque l’impression d’être en famille. Après avoir fini une tarte aux pommes maison qu’Aurélia avait faite la veille, les deux garçons décidèrent de jouer à la balle pendant qu’elle lisait tranquillement un roman. La journée passa sans problème et Loïc finit par venir faire la sieste sur les genoux de sa mère. Stéphane et Aurélia discutèrent une bonne heure à voie basse, le petit garçon toujours endormi et se décidèrent à partir vers 16 heures et demi.
Ce fut pendant le voyage de retour que la journée vira à l’enfer : Loïc se réveilla avec des hauts le cœur et régurgita son déjeuner dans la Micra de Stéphane. Malgré toute la rapidité d’Aurélia pour sortir un sac plastique du panier pique-nique, Loïc créa de sérieux dégâts sur les sièges ainsi que sur le t-shirt noir de Stéphane quand ce dernier porta l’enfant dans les escaliers pour le ramener à l’appartement d’Aurélia. Le jeune homme ne s’était pas énervé une seule fois mais avait gardé le silence pendant qu’elle téléphonait au médecin et alors qu’elle s’occupait du petit garçon, il s’était préparé un café serré. Puis lorsqu’elle lui avait proposé une douche pour qu’il puisse de débarrasser de l’odeur de vomi, il s’était empressé d’accepter.
- Je t’ai laissé une serviette et un de mes t-shirt que j’utilise pour dormir. C’est la seule chose que j’ai à ta taille donc pour ton pantalon…
- T’inquiète pas pour moi, avait-il murmuré en se dirigeant vers la salle de bain.
Elle soupira encore une fois en se rappelant le mutisme de Stéphane et se redressa avant de verrouiller la porte. Aurélia se dirigea vers la cuisine et prépara l’un des médicaments prescrits par le médecin. Elle remarqua que l’eau avait cessé de couler dans la douche en passant devant la salle de bain pour aller à la chambre de Loïc dont la porte de la chambre était légèrement entrouverte. Elle la poussa et découvrit un spectacle auquel elle ne s’était pas attendue : Stéphane, ses cheveux bruns encore mouillés, était penché au dessus de Loïc, la main sur le front de l’enfant.
- Il a encore un peu de fièvre, indiqua-t-il à Aurélia.
- Le médecin m’a dit que ça pouvait arriver. Il a une indigestion.
- Je me suis inquiété quand je l’ai vu vomir comme ça. Déjà petit quand ma sœur était malade, je ne savais pas quoi faire… J’ai essayé de te laisser tranquille pour t’occuper de lui mais j’ai l’impression de t’avoir ennuyé…
- Pas du tout ! se précipita-t-elle de répondre, soulagée de savoir que son silence n’avait finalement été qu’un moyen de la laisser s’occuper tranquillement de son fils malade.
Elle le regarda dans les yeux puis s’assit sur le bord du lit de son fils qui se réveilla quelques minutes pour boire son médicament.
- Tu devrais peut-être y aller, dit-elle à Stéphane.
- A vrai dire, je n’ai aucune envie de remonter dans ma voiture qui pue et j’ai l’impression que tu vas passer une nuit blanche à veiller ce petit monstre. Après une journée merveilleuse comme celle-ci, ça me tente bien de veiller avec toi !
Elle éclata de rire et alors qu’elle allait servir deux cafés pendant que Stéphane venait s’installer dans le salon, elle pensa que oui, cet homme était une perle rare même si il perdait tous ses moyens devant un enfant malade !
Et oui ! Le titre vous surprend?Je sais :p Mais je me suis dis qu'inclure une nouvelle péripéthie à cette histoire serait sympa, donc je vous laisse avec cette partie exclusive :D !
Bonne lecture !
Stéphane rajusta sa veste et frappa deux petits coups à la porte. Les quelques secondes qui furent nécessaires à l’ouvrir lui indiquèrent qu’il était attendu avec impatience ce qui alluma un grand sourire sur son visage. L’homme eut à peine le temps de savourer l’accélération des battements de son cœur que provoquait le regard vert d’Aurélia qu’un petit bout de choux aussi brun que sa mère se précipita vers lui.
- Steph !
- Bonjour Loïc ! le salua l’adulte en soulevant l’enfant dans ses bras. Dis donc tu as grandi toi !
- T’es bête ! Mais Tata elle a dit la même chose quand elle est arrivée…elle m’a ramené un beau camion, tu veux voir ?
- Tata ? demanda Stéphane qui ne connaissait encore personne de la famille d’Aurélia.
- C’est moi, répondit une femme blonde qui venait de sortir du salon. Enchantée de faire votre connaissance Stéphane. Je suis Martha, se présenta-t-elle en tendant une main que l’homme serra après avoir posé Loïc par terre qui vint réclamer un câlin à sa mère.
- De même.
- Je peux vous laisser cinq minutes pour aller jusqu’au restaurant mexicain ? suggéra Aurélia en regardant son fils courir vers le salon. La purée de Loïc est prête, ce qu’on va manger est trop épicé pour lui, il suffit de le servir donc si vous voulez bien vous en charger.
- Qu’est ce qui se passe si on dit non ? la taquina sa sœur.
- Je n’irais pas chercher ce que j’ai réservé au restaurant, tu mourras de faim, mais mon fils aura le ventre plein, indiqua la brune avec un grand sourire sadique.
- Alors file ! lui ordonna Martha en se dirigeant vers la cuisine alors que Stéphane allait déjà chercher l’enfant dans la chambre pour l’installer dans la salle à manger. Alors que le bambin montait sur la chaise sous le regard attentif de l’homme, un petit cri provenant de la cuisine les fit sursauter. Sans réfléchir, l’adulte pris le petit et le posa par terre avant d’aller à la cuisine où il trouva la sœur d’Aurélia se passant un doigt sous l’eau.
- Je me suis brulée avec la plaque chauffante, expliqua-t-elle en refermant le robinet. Rien de bien méchant. Allons apporter ça au petit monstre, reprit la jeune femme en se saisissant de l’assiette de purée. Passant devant le petit ami de sa sœur, elle fut la première à voir la bêtise de son neveu :
- Loïc, on ne se met pas debout sur les chaises, assieds toi, s’il te plait ! Si tu tombes tu vas te faire mal.
- Je vais pas tomber ! répliqua l’enfant fier de son escalade.
- On ne répond pas comme ça à sa Tata quand on est un bon garçon, dit calmement Stéphane. En plus tu sais qu’elle a raison, donc tu descends.
Sans un mot, l’enfant s’assit sur la chaise avant de tenter de sauter par terre mais un de ses pieds vint butter sur un des coins du tapis et il s’étala par terre avec un cri. Les pleurs suivirent et Martha se précipita pour le prendre dans ses bras, vérifiant en même temps qu’elle le consolait s’il n’avait rien de casser.
- Plus de peur que de mal, rassura-t-elle Stéphane qui s’était rapproché. Les pleurs de l’enfant se transformèrent en longs sanglots.
Pour le consoler, l’homme vint poser sa main sur la tête du petit garçon et s’accroupit auprès de lui, toujours dans les bras de sa tante.
- Allez, ce n’est pas grave, murmura-t-il à l’enfant. En plus, tu ne voulais pas me montrer ton camion ?
- Si… répondit Loïc en retenant un sanglot et en essuyant ses larmes avec sa manche.
Devant le regard stupéfait de Martha, l’enfant se libéra de son étreinte et prenant la main de l’amoureux de sa mère pour le trainer jusqu’à sa chambre. La femme les regarda jouer, les larmes ayant disparue des joues de son neveu. Elle était impressionné par ce que Stéphane avait réussi à obtenir de Loïc : de la confiance et surtout de l’amour.
Quand Aurélia revint, elle était accompagnée par son beau-frère et sa nièce qu’elle avait rencontré en bas de l’immeuble. La petite courut dans les bras de sa mère adossée à la chambranle de la porte regardant Loïc et Stéphane jouer dans la chambre.
- Beau-frère accepté, murmura Martha à sa sœur quand celle-ci passa près d’elle pour aller jouer avec son fils et l’homme qu’elle aimait.
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