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( Texte court - Terminé )


La perle rare

Vendredi 7 mars 2008
Pour ce vendredi, voici une histoire très courte qui m'est venue un soir devant la télévision. Le contexte, pas très original, de la mère célibataire me plaisait bien et j'ai donc décidé d'en faire une petite histoire, simplement pour avoir le plaisir de gratter le papier.
J'espère qu'elle vous plaira.
Bonne lecture !

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La perle rare
 
         Aurélia ajouta une touche de parfum dans son cou et admira son reflet dans la glace : elle avait relevé ses cheveux bruns en un chignon élaboré avec le plus grand soin. Cette coiffure lui libérait les épaules et intensifiait son regard vert. Elle se jugea plutôt séduisante dans son corset noir et sa jupe bleue nuit évasée. Elle essaya d’évaluer à quand remontait son dernier dîner en tête à tête : 5… non en fait 6 ans. Le dernier était celui où elle avait annoncé sa grossesse à Roger qui lui avait fait comprendre que leur histoire s’arrêtait là. Il faut dire qu’elle avait dû faire face pendant toutes ces années pour garder la tête hors de l’eau et pouvoir s’occuper de son fils convenablement. Du temps pour elle, elle n’en n’avait pas vraiment eu. Bien sûr, sa famille l’avait aidée comme elle pouvait mais il avait fallu lutter d’arrache pied jusqu’à ce qu’elle puisse obtenir le CDI de secrétaire dont elle rêvait.
- Maman ?
- Oui mon chéri ? demanda-t-elle à Loïc, son fils de 5 ans qui  était assis sur le lit de sa mère alors qu’elle finissait de se préparer.
- Pourquoi tu peux pas rester à la maison ce soir ?
- Parce que je vais voir un ami mon ange et que l’on va dans un restaurant pour grands…
«  Et puis, je ne lui ais pas encore dit que tu existais… » pensa Aurélia. En effet, elle n’avait encore rien dit à Stéphane concernant son fils mais elle avait tellement peur d’avoir encore une déception amoureuse. Elle ne comptait plus les hommes qui l’avaient fuie quand ils avaient appris l’existence de Loïc. Pourtant, c’était un adorable bambin, et même à ce moment-là, alors qu’il boudait de ne pas avoir sa maman pour la soirée, il gardait sa bouille qui la faisait fondre. Elle s’approcha de son fils et lui embrassa le front. Un sourire illumina le visage de Loïc qui passa les bras autour du cou de sa mère.
- T’es trop belle maman ! s’exclama-t-il avec un ton appréciateur.
- Toi aussi t’es trop beau !
Alors que son fils rigolait, elle lança un regard à l’horloge : elle indiquait 19 heures. Sa sœur aurait déjà dû être là. Elle venait à peine de se faire la réflexion quand le téléphone sonna. Ce fut Loïc qui décrocha le premier et il tendit le combiné à sa mère avec un grand sourire.
- Allo Aurélia ? C’est Steven, écoute c’est plus possible pour se soir. Ta sœur vient encore de faire un choc allergique et on l’a emmenée à l’hôpital.
- C’est pas trop grave ? demanda Aurélia à son beau-frère.
- Non mais tu la connais, elle a absolument voulu goûter le gâteau que ta nièce a fait à l’école et voilà le résultat. Je t’assure, ces deux-là vont me donner des cheveux blancs avant l’âge ! Je suis désolé pour ce soir, tu vas devoir annuler…
 
         Dix minutes plus tard, elle avait enfin réussi à raccrocher le téléphone après avoir rassuré son beau frère et lui avoir recommandé de bien s’occuper de ses deux petites femmes sous l’œil moqueur de Loïc.
- Allez, va choisir un film, je reste à la maison se soir ! lui annonça-t-elle tout en sachant qu’il l’avait déjà deviné.
Pendant que son fils hésitait entre deux DVDs, elle composa le numéro de Stéphane et eut la mauvaise surprise de tomber sur son répondeur.
- Bonsoir Stéphane, je suis désolée mais je dois annuler pour ce soir, j’espère que tu m’en voudras pas. A demain.
Elle reposa le combiné et alla se déshabiller dans sa chambre tout en espérant que Stéphane puisse écouter son message avant d’arriver au restaurant ou ils avaient rendez-vous. Dire que pour une fois elle avait trouvé un homme qui lui plaisait vraiment et qu’elle devait annuler ! Il était séduisant et avait un sourire qui faisait tourner la tête à elle et à toutes ses collègues du cabinet d’avocats où elle travaillait en tant que secrétaire. Quand il l'avait invitée à dîner, elles avaient toutes été jalouses mais le lendemain quand elle devrait avouer qu’elle avait annulé, elles se précipiteraient toutes pour avoir l’honneur du prochain rendez-vous. Elle finissait d’enfiler son jean quand elle entendit la sonnette de la porte de son appartement. Elle sortit précipitamment de la chambre et arriva dans le couloir peu après son fils qui avait déjà ouvert.
- Loïc, je t’ai déjà dit de ne pas ouvrir…
Elle s’interrompit lorsqu’elle aperçut la silhouette de Stéphane dans son entrée.
- J’ai reçu ton message et j’avais peur qu’il te soit arrivé quelque chose donc j’ai pris l’annuaire et je suis venu à l’adresse indiquée. C’est le tien ? demanda-t-il en s’accroupissant devant son fils.
-Oui, ma sœur m’a lâché pour ce soir…
Voilà c’était fini. Maintenant qu’il connaissait son fils, elle allait pouvoir le rayer de son répertoire.
- On regarde Alice au pays des merveilles avec maman ce soir ! déclara Loïc d’un air sérieux qui fit rire son interlocuteur.
- Je peux regarder avec vous ? Je connais quelqu’un qui livre des pizzas supers ! dit Stéphane en faisant un clin d’œil à l’enfant.
- Des pizzas ? Génial !
         C’est avec un sourire qu’Aurélia vit son fils prendre par la main un Stéphane amusé et l’emmener dans le salon. Cette fois, elle avait trouvé une perle rare.

**** 
Voila c'est tout pour cette semaine, j'espere que vous ayez apprécié la lecture de mon texte.

Grosse bises à tous et à la prochaine !
Par Padidu
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Vendredi 18 juillet 2008
Voila, certains m'en avaient réclamer une, je me suis dit pourquoi pas ^^. J'espère que ça vous fait plaisir ! Bonne lecture.


-C’est juste une indigestion Madame, suivez les conseils que je vous ai donnés et laissez-le au calme. Vous allez sans doute avoir une nuit agitée. Au revoir.

- Au revoir et merci Docteur.

                Elle referma la porte derrière le médecin et s’y adossa en soupirant. Aurélia venait d’avoir une journée horrible. Tout avait si bien commencé pourtant !  Stéphane était passé les prendre, elle et son fils Loïc, vers 11 heures pour qu’ils aillent faire un pique-nique tous les trois. C’était lui qui les avaient invités et cela à peine deux semaines après qu’il ait appris qu’Aurélia était mère célibataire. 

                Stéphane les avait emmenés manger près d’une rivière, et ils mangèrent avec une grande animation qui leur donna presque l’impression d’être en famille. Après avoir fini une tarte aux pommes maison qu’Aurélia avait faite la veille, les deux garçons décidèrent de jouer à la balle pendant qu’elle lisait tranquillement un roman.  La journée passa sans problème et Loïc finit par venir faire la sieste sur les genoux de sa mère. Stéphane et Aurélia discutèrent une bonne heure à voie basse, le petit garçon toujours endormi et se décidèrent à partir vers 16 heures et demi.

Ce fut pendant le voyage de retour que la journée vira à l’enfer : Loïc se réveilla avec des hauts le cœur et régurgita son déjeuner dans la Micra de Stéphane. Malgré toute la rapidité d’Aurélia pour sortir un sac plastique du panier pique-nique,  Loïc créa de sérieux dégâts sur les sièges ainsi que sur le t-shirt noir de Stéphane quand ce dernier porta l’enfant dans les escaliers pour le ramener à l’appartement d’Aurélia.  Le jeune homme ne s’était pas énervé une seule fois mais avait gardé le silence pendant qu’elle téléphonait au médecin et alors qu’elle s’occupait du petit garçon, il s’était préparé un café serré. Puis lorsqu’elle lui avait proposé une douche pour qu’il puisse de débarrasser de l’odeur de vomi, il s’était empressé d’accepter.

-  Je t’ai laissé une serviette et un  de mes t-shirt que j’utilise pour dormir. C’est la seule chose que j’ai à ta taille donc pour ton pantalon…

- T’inquiète pas pour moi, avait-il murmuré en se dirigeant vers la salle de bain.

 

                Elle soupira encore une fois en se rappelant le mutisme de Stéphane et se redressa avant de verrouiller la porte. Aurélia se dirigea vers la cuisine et prépara l’un des médicaments prescrits par le médecin. Elle remarqua que l’eau avait cessé de couler dans la douche en passant devant la salle de bain pour aller à la chambre de Loïc dont la porte de la chambre était légèrement entrouverte. Elle la poussa et découvrit un spectacle auquel elle ne s’était pas attendue : Stéphane, ses cheveux bruns encore mouillés, était penché au dessus de Loïc, la main sur le front de l’enfant.

- Il a encore un peu de fièvre, indiqua-t-il à Aurélia.

- Le médecin m’a dit que ça pouvait arriver. Il a une indigestion.

- Je me suis inquiété quand je l’ai vu vomir comme ça. Déjà petit quand ma sœur était malade, je ne savais pas quoi faire… J’ai essayé de te laisser tranquille pour t’occuper de lui mais j’ai l’impression de t’avoir ennuyé…

- Pas du tout !  se précipita-t-elle  de répondre, soulagée de savoir que son silence n’avait finalement été qu’un moyen de la laisser s’occuper tranquillement de son fils malade. 

Elle le regarda dans les yeux puis s’assit sur le bord du lit de son fils qui se réveilla quelques minutes pour boire son médicament.

- Tu devrais peut-être y aller, dit-elle à Stéphane.

- A vrai dire, je n’ai aucune envie de remonter dans ma voiture qui pue et j’ai l’impression que tu vas passer une nuit blanche à veiller ce petit monstre. Après une journée merveilleuse comme celle-ci, ça me tente bien de veiller avec toi !

Elle éclata de rire et alors qu’elle allait servir deux cafés pendant que Stéphane venait s’installer dans le salon, elle pensa que oui, cet homme était une perle rare même si il perdait tous ses moyens devant un enfant malade !


****
Nala nala ! J'espère pouvoir  vous présenter un nouveau texte la semaine prochaine mais... j'ai très peu de temps, j'espère que vous ne m'en voudrez pas !!
Bisous à tous !

Par Padidu
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Dimanche 16 novembre 2008

Et oui ! Le titre vous surprend?Je sais :p Mais je me suis dis qu'inclure une nouvelle péripéthie à cette histoire serait sympa, donc je vous laisse avec cette partie exclusive :D !
Bonne lecture !


La perle rare - Partie 3


Stéphane rajusta sa veste et frappa deux petits coups à la porte. Les quelques secondes qui furent nécessaires à l’ouvrir lui indiquèrent qu’il était attendu avec impatience ce qui alluma un grand sourire sur son visage. L’homme eut à peine le temps de savourer l’accélération des battements de son cœur que provoquait le regard vert d’Aurélia qu’un petit bout de choux aussi brun que sa mère se précipita vers lui.

- Steph !

- Bonjour Loïc ! le salua l’adulte en soulevant l’enfant dans ses bras. Dis donc tu as grandi toi !

- T’es bête ! Mais Tata elle a dit la même chose quand elle est arrivée…elle m’a ramené un beau camion, tu veux voir ?

- Tata ? demanda Stéphane qui ne connaissait encore personne de la famille d’Aurélia.

- C’est moi, répondit une femme blonde qui venait de sortir du salon. Enchantée de faire votre connaissance Stéphane.  Je suis Martha, se présenta-t-elle en tendant une main que l’homme serra après avoir posé Loïc par terre qui vint réclamer un câlin à sa mère.

- De même.

- Je peux vous laisser cinq minutes pour aller jusqu’au restaurant mexicain ? suggéra Aurélia en regardant son fils courir vers le salon. La purée de Loïc est prête, ce qu’on va manger est trop épicé pour lui, il suffit de le servir donc si vous voulez bien vous en charger.

- Qu’est ce qui se passe si on dit non ? la taquina sa sœur.

- Je n’irais pas chercher ce que j’ai réservé au restaurant, tu mourras de faim, mais mon fils aura le ventre plein, indiqua la brune avec un grand sourire sadique.

- Alors file ! lui ordonna Martha en se dirigeant vers la cuisine alors que Stéphane allait déjà chercher l’enfant dans la chambre pour l’installer dans la salle à manger. Alors que le bambin montait sur la chaise sous le regard attentif de l’homme, un petit cri provenant de la cuisine les fit sursauter. Sans réfléchir, l’adulte pris le petit et le posa par terre avant d’aller à la cuisine où il trouva la sœur d’Aurélia se passant un doigt sous l’eau.

- Je me suis brulée avec la plaque chauffante, expliqua-t-elle en refermant le robinet. Rien de bien méchant. Allons apporter ça au petit monstre, reprit la jeune femme en se saisissant de l’assiette de purée. Passant devant le petit ami de sa sœur, elle fut la première à voir la bêtise de son neveu :

- Loïc, on ne se met pas debout sur les chaises, assieds toi, s’il te plait ! Si tu tombes tu vas te faire mal.

- Je vais pas tomber ! répliqua l’enfant fier de son escalade.

- On ne répond pas comme ça à sa Tata quand on est un bon garçon, dit calmement Stéphane. En plus tu sais qu’elle a raison, donc tu descends.

                 Sans un mot, l’enfant s’assit sur la chaise avant de tenter de sauter par terre mais un de ses pieds vint butter sur un des coins du tapis et il s’étala par terre avec un cri. Les pleurs suivirent et Martha se précipita pour le prendre dans ses bras, vérifiant en même temps qu’elle le consolait s’il n’avait rien de casser.

- Plus de peur que de mal, rassura-t-elle Stéphane qui s’était rapproché. Les pleurs de l’enfant se transformèrent en longs sanglots.

Pour le consoler, l’homme vint poser sa main sur la tête du petit garçon et s’accroupit auprès de lui, toujours dans les bras de sa tante.

- Allez, ce n’est pas grave, murmura-t-il à l’enfant. En plus, tu ne voulais pas me montrer ton camion ?

- Si… répondit Loïc en retenant un sanglot et en essuyant ses larmes avec sa manche.

Devant le regard stupéfait de Martha, l’enfant se libéra de son étreinte et prenant la main de l’amoureux de sa mère pour le trainer jusqu’à sa chambre. La femme les regarda jouer, les larmes ayant disparue des joues de son neveu. Elle était impressionné par ce que Stéphane avait réussi à obtenir de Loïc : de la confiance et surtout de l’amour.

 

Quand Aurélia revint, elle était accompagnée par son beau-frère et sa nièce qu’elle avait rencontré en bas de l’immeuble. La petite courut dans les bras de sa mère adossée à la chambranle de la porte regardant Loïc et Stéphane jouer dans la chambre.

- Beau-frère accepté, murmura Martha à sa sœur quand celle-ci passa près d’elle pour aller jouer avec son fils et l’homme qu’elle aimait.



Par Padidu
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