Le rêve qu’elle faisait était bien trop agréable pour qu’elle accepte d’en sortir si facilement : au bord de la plage, elle frissonnait à cause du vent qui soufflait en cette fin de journée mais le garçon aux cheveux bruns qui était à côté d’elle lui passa un bras sur les épaules avant de la serrer contre lui pour la réchauffer. Le songe était si réaliste, qu’elle sentait le souffle de son compagnon dans son cou et elle vit dans l’éclat de ses yeux bleu son propre reflet quand il se pencha vers elle. Il était si beau qu’elle en eut le souffle coupé quand il leva sa main pour venir caresser sa joue rosie par le vent.Se penchant vers elle, il lui murmura de sa voix rauque :
- Je t’aime, si tu savais comme je t’aime…
- Moi aussi Maxence, je t’aime.
Là, alors que le soleil se couchait, il l’embrassa.
Le lendemain, à l’entrée du lycée, un garçon brun aux cheveux courts attendait son meilleur ami qui l’avait appelé en pleine nuit pour lui annoncer qu’il fallait absolument qu’il se rende sous le saule derrière le gymnase ce matin-là. Il avait quelque chose de génial à lui annoncer : « encore mieux que quand j’ai réussi à convaincre mes parents de me laisser vivre dans mon propre appartement, tu ne sais même pas à quel point je peux être heureux en ce moment » avait dit Jérôme surexcité. D’un pas tranquille, comme il en avait l’habitude, il se dirigea vers le lieu indiqué où il fut le premier à arriver : rien de plus normal, le bus qui l’emmenait de chez lui à la gare passait toujours très tôt et prendre le suivant l’aurait fait arriver en retard. Pas facile d’habiter dans la banlieue proche parisienne quand son lycée était au centre de la capitale. Surtout quand on ne venait pas du même milieu que ses camarades : venir en transport en commun faisait de lui un marginal par rapport aux autres élèves qui venait dans des voitures de luxe le plus souvent avec chauffeur. Il était le seul et unique boursier en terminale de l’établissement et cette place il l’avait acquise en seconde lors d’une sélection à laquelle participait plus de 300 candidats pour une seule place qui incluait les frais d’inscription, de scolarité et les repas dans un des lycées les plus réputés de la capitale, si ce n’est de la France entière. Sans un regard pour ceux qu’il appelait « les petits bourges de Sainte Louise » passant près de lui, il sortit ses lunettes de son sac et s’appuya contre le tronc de l’arbre pour lire un livre de poche qu’il avait eu le temps de commencer dans le train. Sa silhouette fine, aurait pu le faire passer pour une fille s’il n’avait pas eu un regard si fier, des cheveux coupés court et des vêtements d’homme. Un quart d’heure plus tard, il leva ses yeux bleu glacier de l’ouvrage quand il vit s’approcher le grand blond plutôt musclé avec les cheveux trop long qu’il attendait :
- Bonjour le lève-tôt, toujours autant en avance, merci d’avoir attendu dans le froid.
-Bonjour, je te signale que c’est toi qui voulais que j’attende dehors, sinon je me serais sans doute trouvé un petit coin tranquille dans cette espèce de monument historique qui nous sert de lycée…
Du doigt il indiqua le vieux bâtiment qui abritait les salles de classe : si un jour celui-ci ne pouvait plus servir pour enseigner, en faire un musée ne serait pas une difficulté, le principal du lycée et propriétaire des lieux se plaisait à dire que celui-ci datait au minimum de l’époque de la reconstruction de l’Hôtel-Dieu de Paris suite aux travaux de Notre-Dame de Paris.
- En même temps il faut bien qu’il justifie le prix exorbitant qu’on paye pour étudier dans ce lycée privé, indiqua le blond. Bon mais c’est pas pour ça que je t’ai demandé de venir ce matin. Je trouvais que t’en parler au téléphone ce n’était pas génial…
Il avait un air embarrassé qui intrigua son ami.
- En fait j’ai rencontré une fille… Non la fille que j’aime pour être exact. Elle est dans notre lycée…
- Je la connais ? demanda son compagnon en rangeant son livre dans son sac noir qu’il balança sur son épaule habillée d’un pull blanc tranchant sur son pantalon noir. Il ne remarqua pas l’air embarrassé de son ami avant que celui-ci ne prenne la parole :
- Oui, enfin de réputation… c’est Jenny Alfort…
Le brun haussa un sourcil avant de regarder son ami dans les yeux :
- T’es sérieux ? Depuis quand tu aimes ce style d’idiote toi ?
- Commence pas… Ecoute, c’est la première fois que je me sens comme ça alors s’il te plait accepte-la, supplia-t-il en passant une main dans ses mèches blondes rebelles qui balayaient sa nuque. Moi aussi je pensais que c’était une fille superficielle un peu plus excentrique que les autres mais elle est vraiment adorable quand on prend le temps de la connaitre…
- J’ai aucune envie de la connaitre…
- Je t’ai toujours soutenu dans tes choix, moi !
C’était vrai, son meilleur ami avait toujours été là, dès le début où être boursier dans un lycée comme Sainte Louise n’était pas un avantage. Alors, à contrecœur il déclara :
- Je ne lui sauterais pas à la gorge promis…
- La voilà ! s’exclama Jérôme en tenant à peine compte des paroles qu’avaient prononcées son ami.
Et en effet, Jenny s’approchait du saule, vêtue d’une jupe noir brodées de fleurs roses et d’un pull noir au décolleté bordé de dentelle noire. Ses cheveux blonds, Jenny les avaient attaché en deux couettes symétriques nouées par des rubans roses qui retombaient jusque au milieu de son dos en des boucles anglaises adorables. Le brun reconnut en cela l’excentrique que chacun connaissait dans le lycée pour ses tenues. La blonde était accompagnée par une jeune fille rousse plutôt petite portant un pantalon noir et un pull blanc. Le brun se retint de sourire : certaines coïncidences pouvaient être risibles : voila qu’une petite fille de bourges s’habillait comme lui… Bon, il fallait bien l’avouer, c’était une jolie fille de bourge et elle avait l’air d’être assez discrète surtout comparée à son amie. Il remarqua qu’elle portait des chaussures à talons, mais même ainsi, elle n’atteignait que difficilement le mètre soixante. Peut-être était-ce pour cela qu’il n’avait aucun souvenir d’elle. L’adolescent ne connaissait même pas son nom alors que la plupart des lycéens de Sainte Louise savaient plus ou moins qui était qui. Il croisa son regard et la vit se stopper comme surprise avant de reprendre une expression impassible. Le blond vint embrasser sa petite amie et entreprit de faire les présentations :
- Jenny Alfort et… Linda Carpentier je crois ? se renseigna Jérôme. La jeune rousse hocha la tête et il reprit : je vous présente mon meilleur ami : Maxence Lucat.
L’un des trois adolescents avait-il conscience du cataclysme qui balayait l’esprit de la jeune rousse ? Certainement pas car ni sa meilleure amie, ni Jerôme et encore moins Maxence ne savait qu’elle avait rêvé du jeune homme la nuit d’avant comme beaucoup de nuits pendant ces trois dernières années. Se souvenait-il seulement de ce jour où il l’avait aidée dans les escaliers ? Quand, sans faire attention, elle avait glissé sur un papier et avait faillit tomber en arrière, c’est lui qu’il l’avait retenu in extremis. Linda avait tout de suite su que si son cœur s’était accéléré ce n’était pas seulement à cause de la peur mais elle n’en avait jamais rien dit… parce que sinon Jenny l’aurait poussé à aller vers lui et il paraissait tellement inaccessible. Elle n’aurait pas été la première qu’il aurait repoussée, mais sans doute ne l’aurait-elle pas supporté. Avec un pincement au cœur, elle le vit enlever ses lunettes avant de les saluer d’un signe de la tête :
- On se retrouve pour midi, décida Jérôme alors que la sonnerie d’entrée en cours se mettait à résonner. Il embrassa Jenny avant de partir avec son meilleur ami vers les salles de chimie alors que les jeunes filles se dirigeaient vers les salles d’économie ce qui soulagea Linda dont le cœur battait beaucoup trop fort à son gout : encore heureux que les garçons étaient en filière scientifique et elles en filière économique, donc dans deux classes différentes! Elle n’aurait jamais supporté de devoir côtoyer Maxence toute la journée sans se trahir… Un sentiment ambigu s’empara de son cœur : elle avait peur d’être auprès de celui qui la faisait rêver mais en même temps, elle était tellement heureuse de pouvoir être avec lui tous les jours !
****
Un petit commentaire pour me faire plaisir? Allerrrrrr :D Siouplaiiiiiit !
Pour ceux qui ont été à la Japan Expo, je recherche des photographies de mon amie et moi, deux filles cosplayée en Luigi et Mario !
A Vendredi si tout va bien, Samedi probablement, Dimanche si je traine!
Donc bon c'est un début qui me semble prometteur et maintenant que tu m'as convertie avec "petite soeur" je vais continuer =D
J'ai hate de voir ce qu'il va se passer avec ce Maxence...Alors écrit vite vite la suite avant que je trouve un HP/DM a lire =p
Bisouuus
C vrai ke son rêve me fesai rêver :)
J'avoue qu'au début de ce chapitre ben je me sui emeler les pinceau :p
Donc Jerome sors enfin il es en kiffe avec Jenny et Linda ben elle revai de Maxence ki existe é ki est lui le meuilleur ami de Jerome
:)
bisous