Dimanche 16 Décembre
09h52
J’avais à peine les yeux ouverts ce matin que l’on m’a poussé à venir prendre un petit déjeuner en famille. A la même table que moi, juste en face, mon père en peignoir et ma belle-mère en nuisette semblent vivre sur un petit nuage. Le couple est plutôt mal assorti : Lucie est magnifique, même le matin au réveil, surtout comparée à mon père dont les cheveux bruns commencent à se parsemer. Dans son costume de Proviseur de lycée, il parait quand même plus sérieux que ce matin, en bas de pyjama et peignoir.
- Et si tu mangeais autre chose que des céréales ? Ce n’est pas assez nourrissant, souligne mon paternel alors que je suis encore un peu endormie au-dessus de mon bol. Il ne m’en faut pas plus pour m’énerver :
- Occupe-toi de ton café…
- Jeune fille, ne me manque pas de respect, une fois suffit, je n’ai toujours pas pardonné ton esclandre dans la cour la semaine passée…
- Si tu évitais d’essayer de t’introduire dans ma vie, ça ne serait pas arrivé, je déclare sur un ton docte.
- Je suis ton père ! crie-t-il en se levant, sa chaise repoussée de quelques dizaines de centimètres. Je me redresse moi aussi sur mes pieds pour cracher :
- Ah bon ? Tu t’en souviens maintenant ?
- Tu me passes le pain s’il te plait mon cœur ? demande innocemment Lucie tout en continuant à manger du fromage blanc comme si rien ne se passait. Vous êtes drôlement bruyant ce matin… Et après on dit que ce sont les femmes enceintes qui ont des soucis avec leurs hormones.
Instantanément, je constate un changement dans l’attitude de mon père. Il se rassoit près de sa femme et lui donne ce qu’elle avait demandé.
- Excuse-moi Lucie, je ne devrais pas m’énerver comme ça…
Je n’avais encore jamais entendu mon père demander pardon : ni quand il a quitté ma mère après avoir été accusé d’adultère, ni quand il a claqué la porte de la maison juste sous mon nez en partant et encore moins le jour de leur divorce où j’avais pleuré si fort…
Je n’ai pas fini mon bol, mais n’ayant plus faim, je me lève de table et les laissent en couple.
10h13
Mon père et ma mère n’ont vraiment pas le même train de vie. Depuis le divorce, le niveau de vie chez nous a baissé, avant le divorce, nous vivions dans une grande maison non loin de mon appartement. Aujourd’hui, mon père habite dans son lycée, ayant réaménagé d’anciennes combles au-dessus de l’internat pour en faire un énorme appartement. Cinq chambres, six salles de bain, un salon salle-à-manger faisant presque la même taille que le réfectoire du lycée, l’espace ne manque pas.
Dans la salle de bain attenante à ma chambre, même ma respiration fait écho. J’ai quand même l’envie de brancher la radio avant d’entrer dans une grande cabine de douche avec jet d’eau et petit siège pour s’asseoir. Si le lieu où je dors est dans les tons orangés criards qui m’indisposent, la salle de bain allie le noir et l’argent assez subtilement pour que l’ensemble ne soit pas trop sombre.
L’eau qui glisse sur ma peau me fait un bien fou, nettoyant en même temps la colère que j’ai contre mon père. Mais maintenant que la fureur est apaisée, je me souviens que Joshua est parti depuis vendredi soir à Valencienne et qu’il ne m’a pas encore appelé ce matin… Je m’inquiète de le savoir si loin, encore plus maintenant que je sais ce que sa mère a pu faire par le passé. L’angoisse est encore pire quand je suis loin de chez moi, où ses affaires sont là pour me rassurer. Même le fait de m’occuper de Lex aurait pu m’apaiser.
Une serviette enroulée autour de la poitrine pour cacher ma nudité, je retourne dans ma chambre pour m’habiller quand je me rends compte que mon portable vibre sur le lit. Allongée d’un saut, je le récupère :
- Joshua ? je réponds.
- Et si ce n’était pas moi ?
- Mais comme c’est toi…
Je le taquine, soulagée de sentir sa voix détendue. Me redressant sur le lit, je l’entends me demander :
- Alors chez ton père ?
- Comme d’habitude… et toi avec ta mère ?
- Pas de soucis, je suis chez elle en ce moment. Le week-end se passe comme d’habitude : surprotection et crise de larme quand je lui dis que je suis assez grand pour m’occuper de moi tout seul.
- Vivement que tu rentres…
- Ce soir, 19h44 à Gare du Nord mon cœur.
- J’y serais, promis.
11h33
Faire ses mathématiques sans Joshua, c’est comme verser un liquide dans une bouteille sans entonnoir : ça déborde de partout, prends trop de temps et fini par agacer. Mon crayon de papier mâchouillé avec beaucoup d’application peut en témoigner, il est la victime innocente d’une équation. Bon, avec le directeur du lycée à côté, normalement je ne devrais pas manquer de ressources, seulement un froid intersidéral semble souffler entre nous. Quand je suis allé récupérer un verre de jus tout à l’heure, j’ai cru mourir geler par un regard glacial. Et puis honnêtement, je ne lui aurais jamais fais le plaisir de lui demander un service. Alors que je suis allongée sur le ventre, mon livre et mes feuilles étalées devant moi au milieu du lit, les écouteurs de mon mp3 dans les oreilles, je n’entends pas Lucie frappée à la porte et entrée.
En posant sa main sur mon épaule, elle me fait sursauter et la musique s’échappe de mes oreilles en même temps que mes écouteurs.
- Tu as un visiteur… m’annonce-t-elle.
Je la regarde sans comprendre : qui peut bien venir me voir chez mon père ? Puis je remarque derrière elle, sur le pas de la porte, une silhouette que je connais bien : Julien me regarde l’air un peu surpris de me trouver là.
- Bonjour ! me salue-t-il en entrant alors que ma belle-mère retourne à ses occupations.
- Salut ! Tu n’es pas rentré ce week-end ?
Je me redresse sur mon lit, remontant les bretelles de mon débardeur noir tout en essayant de cacher mon nombril dévoilé par le jean taille baisse.
- Si mais je dois déjeuner avec Marie-Line… C’est elle qui m’a dit que tu passais le week-end chez ton père, et comme je sais que tu détestes ça, je me suis demandé si tu voulais venir avec nous.
J’hésite, jouer la duègne ne m’intéresse pas vraiment. Surtout maintenant que je sais qu’ils sont allés assez loin pour se fixer un rendez-vous. Prête à répondre, il me devance en m’assurant :
- Marie-Line m’a dit que tu voudrais peut-être nous emmener dans le restaurant de fondue dont tu lui as parlé. J’ai cru comprendre que tu lui manquais.
Cela veut sans doute dire qu’elle a donné son accord pour que je vienne.
- Je me change et j’arrive.
*****
Je dois t'avouer qu'au début je n'aimais pas Julien parce qu'il empiétait sur le chemin de Joshua et Sandrine pour être ensemble, mais maintenant qu'il ne pose plus de problème je le trouve beaucoup plus sympathique ^^ et ça me fait plutôt plaisir de voir le rapprochement entre lui et Mari line mais je veux le retour de Joshua!!! ^^
Soit fière de toi j'en suis tombé amoureuse loll
J'aimerais en apprendre plus sur sa vie, il n'a pas du avoir une vie facile, sa relation avec Sandrine doit lui procurer beaucoup de bien, il n'a pas du avoir beaucoup de petites amies et la rouquine (la fille de l'entraineur du cour de tennis)je l'aime pas...elle va causer des problèmes celle là lol
M'enfin je suis toujours aussi impatiente de lire la suite de ton chapitre ^^
Julien est un personne très particulier dans cette histoire, mon préféré, je crois déjà l'avoir dit, mais il n'était pas tellement aimé au début le pauvre !
La vie de Joshua a en effet était un peu compliqué, mais il est difficile de raconter des choses en étant du point de vue de Sandrine...
La suite arrive aujourd'hui ou demain, promis!
Bonne journée,
Lydia
Bonne journée.
Je kiffe kan il lui donne des pti surnom genre mon coeur,.... :d:d:d
Alala sa svoi tant ksa ke jsui désespéré dlamour
:p
Au moins il son bon ami :)
C'est triste kavec sa nouvelle cherie il se comporte comme sa alors kavec son enfant é son ex femme avant elle di kil na jamais été ainsi
C triste...Sa doi lui faire mal
Vénus 4 dents en moins et un oeil au beurre noir (on sait pas d'ou il sort mais àa fait mieux pour l'imgae) reconnait enfin que julien commence à peut être enfin lui sembler un minimum sympa :p
Et oui....tout ça pour ça XD
Bisous Padiduch :p
J'ai toujours dit que Julien était un personnage très particulier...