Liste des textes

Ce que l'on vit lors d'un rêve
( texte long - Terminé )

Douces sont tes plumes
( texte court - Terminé)

Elle, la scène et moi
( texte court - Terminé)

La perle rare
( texte court - Terminé?)

Le dernier jour
( texte court - Terminé)

Petite soeur
( texte long- En cours)

Poème
( ensemble de poèmes...)

Pour toujours
( texte court - Terminé)

Si la vie ne tenait qu'à un rubis
( Mon premier texte long - Terminé )

Trompeuses apparences

( Texte long- En cours)

Une idée pas si mauvaise
( Texte court - Terminé )



Derniers Commentaires

Samedi 13 septembre 2008
Et voila ( avec encore un peu retard...PAS TAPER !) la suite du texte de la semaine dernière ! Je suis vraiment désolée de publier au lance pierre comme ça .... :s :s. J'espère qu'elle vous plaira! Je remercie une certaine personne pour m'avoir informer sur le prochain concours auquel je vais participer ! Voilà, je vous souhaite une bonne lecture !




Pour Toujours ( partie 2 )

 

            Trois heures plus tard, la nuit de janvier n’avait pas encore laissé place à l’aube et ils étaient perdus au milieu de la campagne. Il avait roulé un peu à l’aveuglette et quand le voyant indiquant qu’il allait bientôt manquer d’essence s’alluma, il était loin d’une station service. Une barre d’inquiétude plissa son front à l’idée que son père puisse les retrouver s’ils s’arrêtaient trop longtemps. Qui sait ce qui arriverait alors à Elise ?

            Mais elle, endormie sur son siège ne semblait pas s’inquiéter. Ses cheveux roux encadraient son visage serein. Il ne résista pas à l’envie de l’embrasser et sentit ses lèvres se mettre à bouger. Il s’écarta pour la regarder se réveiller et lui sourit quand elle ouvrit les yeux.

- Qu’est ce qui se passe ? demanda-t-elle d’une voix endormie.

- Le crétin assit à côté de toi à oublier de faire le plein et on est perdu en pleine campagne.

- On va attendre l’aube et on verra. On ne peut rien faire tant qu’il fait noir.

            C’est à ce moment là qu’une sonnerie se fit entendre dans l’habitacle. Joffrey glissa sa main dans sa poche avant de sortir son téléphone portable sur lequel s’affichait le numéro de son père. Il dégluti péniblement et croisa le regard d’Elise. Elle lui indiqua de décrocher, ce qu’il fit à contrecœur.

- Oui ?

- Alors, panne d’essence ?

- Comment tu le sais ?

- Parce que tu viens de t’arrêter en pleine campagne sans avoir fait le plein avant… Pratique les nouveaux systèmes de GPS pas vrai ? On devrait être là dans 10 minutes, je te conseil de pas bouger si tu ne veux pas aggraver ton cas. Autant te dire que j’ai déjà choisi ta fiancée et que ta petite trainée va finir à la porte et je doute qu’elle retrouve du travail à Paris…

- Ne parle pas d’elle comme ça ! Qu’est ce qui te fait croire que je vais t’attendre ?

- Parce que tu es dépendant de moi espèce de larve ! T’es perdu en pleine campagne avec ta croqueuse de diamant !

- Tais-toi ! cria Joffrey avant de raccrocher au nez de son père. Il ouvrit la fenêtre de sa voiture et lança le téléphone dehors sous les yeux stupéfaits d’Elise.

- Il nous a retrouvés, annonça-t-il. Mais je ne veux pas qu’il nous sépare, quitte à aller nous perdre dans les champs à pied !

-Pourquoi pas? demanda-t-elle.

-Je crois que c’est la seule solution. Couvre-toi, on abandonne la voiture.

- On y va !

            Chaudement vêtus, ils quittèrent la voiture et commencèrent à marcher à travers champs alors que les premières lueurs de l’aube commençaient à blanchir l’horizon. Ils ne voyaient rien autour d’eux à part des champs, aucune maison, aucune ville alors qu’ils espéraient de plus en plus trouver un lieu accueillant où ils pourraient se cacher. Des aboiements se firent entendre au loin et ils se regardèrent avec inquiétude. Le sang de Joffrey se glaça dans ses veines quand il vit apparaitre les hommes de son père au loin. Tirant sur le bras d’Elise, il l’entraina dans une course folle, ne cherchant qu’à s’éloigner de la menace qui avançait vers eux mais c’était peine perdue face au flair des chiens. Il ressentit une bouffée d’angoisse quand il comprit qu’ils ne pouvaient plus fuir, qu’on allait les séparer. Au loin, Joffrey entendit le bruit d’un cours d’eau  et continua à courir, Elise sur ses talons. Chaque pas, il le vivait comme celui qui le rapprochait de la libération mais la désillusion fut dure. Ils arrivèrent sur un pont qui traversait un fleuve déchainé et au bout duquel était garée la voiture du père de Joffrey. Ce dernier sortit du véhicule, les regardant avec une colère froide qui fit pressentir le pire à son fils. Ils étaient coincés entre l’homme et les crocs des chiens.

- Maintenant, tu montes dans la voiture !

- Non ! cria le jeune homme.

- Tu montes ou je fais lâcher les chiens !

- Ecoute-le ! Ne t’inquiète pas pour moi… murmura Elise.

- Non, je ne t’abandonne pas !

- Je ne veux pas que tu sois blessée ! Je disparaîtrai et tout sera réglé !

- Tu veux disparaitre ? murmura Joffrey qui venait d’avoir une idée. Alors on disparaîtra ensemble ! ajouta-t-il en montant prudemment sur le muret qui bordait le pont sous lequel mugissait l’eau.

- Descend de là ! cria son père alors que son fils regardait Elise dans les yeux.

C’était leur seule façon de s’échapper  même si cela les menait à la mort. Si elle voulait le faire, il la suivrait et s’ils avaient une seule chance de rester ensemble, il fallait qu’ils la saisissent. Pour l’inviter, il lui tendit la main, et avec une lueur de confiance dans les yeux, elle lui donna la sienne.

- Pour toujours ? lui demanda-t-elle.

- Pour toujours.

Ils se penchèrent en avant sans prêter attention aux cris des gens autour d’eux  qui arrivèrent trop tard pour les empêcher de se jeter vers la mort ou bien, vers une autre vie.

           

            On chercha les disparus pendant deux semaines le long du fleuve mais ils semblaient qu’ils s’étaient soit volatilisés, soit enfoncés dans la vase au fond de l’eau.

Cependant, un jour, cinq ans après leur disparition, une photographie arriva entre les mains de Mr Charbois. On y voyait une enfant rousse aux yeux bleus sourire à l’objectif.

*****

Voilà, j'attends vos avis ! Gros bisous !

 



Par Padidu - Publié dans : Pour toujours - Communauté : Le jardin des Muses
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
définition blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus