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Vendredi 16 mai 2008
Bonjour tout le monde ! Aujourd'hui exceptionnelement je publie le matin, je ne pense pas avoir assez de temps se soir en rentrant ! Voila j'espère que vous apprécierez la première partie de ce chapitre 6 ! Bises et Bonne lecture !


              Alors qu’Olivier courrait derrière Johanna, sa sœur était assise dans les couloirs de l’hôpital. Elle supportait de moins en moins de se trouver dans sa chambre à côté de son corps inerte qui subissait les traitements imposés par les médecins et le personnel soignant qui venaient régulièrement dans la chambre. A force de les voir tous les jours, Léo avait même fini par connaître leurs prénoms par cœur.

                Elle savait que personne ne viendrait la voir ce jour-là car son frère passait l’après-midi avec leurs amis et son père travaillait sur un dossier important. D’habitude, Olivier arrivait seul vers 17h30 et pendant une trentaine de minute, il lui parlait de tout et de rien. Léo le sentait aller de mieux en mieux : elle le voyait sourire, ses larmes devenant de plus en plus rares. C’était un grand soulagement pour elle de savoir que son frère restait sur le droit chemin, qu’il ne se mettait pas en danger. Dernièrement, elle soupçonnait même Johanna, la fille d’Albert Duchesnay, d’être la source du calme d’Olivier. Il lui en parlait souvent et elle sentait comme un lien particulier entre la petite brunette et son frère. Mais tant qu’Olivier se voilerait la face devant ses sentiments comme il semblait le faire, rien n’avancerait entre ses deux là. Léo était bien loin d’imaginer que les relations entre son frère et Johanna venaient de changer du tout au tout. Puis à 18h, son père venait rejoindre Olivier. Il avait beaucoup maigri et pleurait souvent mais il semblait accepter la situation avec résignation. «  Un peu comme le décès de maman. » songea la jeune fille lors de l’un de ses visites. Plusieurs fois elle avait voulu reprendre son corps devant les larmes de ses proches mais elle ne savait pas comment faire, elle ne comprenait même pas ce que son « âme » faisait en dehors de son enveloppe charnelle. Elle réfléchissait encore à cette question quand une voix masculine la sortit de ses pensées :

- Bonjour jolie blonde, arrête d’essayer d’avoir l’air concentré ça va pas avec ta couleur de cheveux !

Léo envoya un regard courroucé à Jeremy qui se tenait juste à coté d’elle.

- Encore des idées préconçues. Sinon ça va Monsieur j’aime les stéréotypes ?

- Toujours quand je suis avec toi, lui répondit le grand brun en s’asseyant près d’elle.

- Ou quand le beau docteur Stephano est dans les parages…

- Touché, admit-il en éclatant de rire.

Léo savait qu’il était homosexuel et c’est sans gêne qu’elle abordait le sujet.

- Si tu étais un homme, je t’aurais préféré à notre ténébreux médecin…

- Si j’avais dix ans de plus aussi.

- Mais c’est qu’elle est méchante aujourd’hui celle la ! Mais au fait ça ne gène pas tes parents que tu discutes avec un mec de mon age ?

- Je n’existe pas à leurs yeux. Ils me laissent un peu libre de ma vie.

Elle ne mentait pas, c’était la vérité même si elle était dure à avaler.

- Justement elle m’intéresse ta vie, tu ne m’as jamais rien dit sur toi. Tu as des frères, des sœurs ? Un chien ? Un poisson rouge ?

- J’ai un frère, avoua Léo. Mais il ne me voit pas. Je n’ai pas envie d’en parler Jeremy…

                C’était toujours la même réponse. Elle lui cachait des choses qui semblaient la blesser énormément mais comment lui reprocher de ne pas vouloir se rappeler ce qui était douloureux dans sa vie ? Physiquement elle semblait aller bien et peut-être se trompait-il mais il en était arrivé à la conclusion qu’elle devait avoir des problèmes d’ordre psychologique : son aversion pour le contact humain, le fait qu’elle semblait ne parler à personne d’autre dans l’hôpital et cette manie de fuir les questions le confortait dans son idée. Sarah était pourtant quelqu’un qui savait rire, qui était gaie quand elle n’avait pas le front plissé à cause de ses soucis dont il ne savait rien.

- Et ta mère ? demanda-t-elle pour changer de conversation.

- Ni mieux ni pire, elle tiendra peut-être jusqu’à Noël, dit-il tristement mais il n’aimait pas le tour que prenait la conversation et il la détourna comme l’avait fait la jeune fille juste avant : J’ai eu un appel d’Allan tu sais.

- Ton ex ? Je pensais que tu voulais plus en entendre parler.

- Je n’ai pas répondu. Le trouver en train de batifoler dans son appart avec son ex alors que ma mère venait d’entrer en urgence à l’hôpital et que j’avais tenté de l’appeler toute la nuit…

- T’es sur qu’il était en train de « batifoler » comme tu dis ?

- Sûr où pas, il n’a jamais tenté de se justifier en deux mois de séparation et depuis deux semaines il me harcèle

- A croire que t’es exceptionnel !

- T’as fini de te moquer de moi … J’ai eu aucune relation sérieuse depuis ce mec, je l’ai dans la peau mais sérieux ça fait trop mal…

Il la vit tendre la main pour la poser sur son dos mais elle se retint. Elle n’y arrivait pas, toucher quelqu’un était un acte trop dur pour elle mais il comprenait. Et puis, à vrai dire, le seul contact qu’il voulait en ce moment, c’était celui des bras d’Allen, celui qui l’avait aidé à oublier ses tracas, à voir la vie autrement qu’en nuances de gris et qui l’avait blessé quand il en avait eu le plus besoin.

- Comment tu l’as rencontré ? demanda-t-elle.

 

****


Voila, n'hésiter pas à me laisser vos avis sur les textes ! Bises et à vendredi prochain!

par Padidu publié dans : Ce que l'on vit lors d'un rêve communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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