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Vendredi 9 mai 2008

Et voila pour cette semaine une nouvelle partie de " Ce que l'on vit lors d'un rêve".
Que va-i-il se passer pour Johanna qui vient de découvrir la vérité sur le drame de l'acciendent de Léo ?
Bonne lecture !


****



- Olivier ! cria-t-elle d’une voix aigue alors que son corps était jeté à l’eau. Alors que les flots commencaient à l’entourer, elle tenta de crier une nouvelle fois et l’eau pénétra dans sa gorge. Elle sentit dans son dos le fond du bassin et tenta de remonter mais ils l’avaient jetée à l’endroit le plus profond et ses membres refusaient de lui obéir. Elle était tétanisée. L’air commençait à lui manquer et ses yeux commençaient à se fermer : elle allait pouvoir oublier que son père était peut-être un monstre, que sa mère ne pouvait pas s’occuper seule de son petit frère, qu’elle n’était qu’une fille de riches et beaucoup d’autre chose… comme son sourire, sa façon de prononcer son prénom, oublier Olivier en somme. Cette dernière chose, elle ne la voulait pas mais comment accepter de lui dire que son malheur était du à son père ?

             Une main lui attrapa le poignet et la fit remonter à la surface. On l’allongea sur le bord de la piscine, et, crachant de l’eau, elle reprit sa respiration. Elle ouvrit les yeux pour croiser le regard inquiet d’Olivier. 
         Penché au-dessus  de la jeune fille allongée sur le bord de la piscine, il sentait les battements de son cœur ralentir maintenant qu’il la voyait respirer.

- Ca va ? lui demanda-t-il.

Mais sa question était superflue. Non elle n’allait pas bien. Des larmes se mêlaient aux gouttes d’eau sur ses joues. Il l’aida à se redresser et la tira vers lui pour la serrer dans ses bras. Il avait eu tellement peur de la perdre elle aussi ! Si elle disparaissait, à qui se raccrocherait-il ? Elle était devenue tellement importante à ses yeux sans même qu’il s’en rende compte ! Il s’en voulait pour ce qui s’était passé : il lui avait promis que tout irait bien, qu’il n’y aurait pas de problème et elle avait faillit se noyer. Olivier s’était absenté 5 minutes pour afin d’aller chercher son tube de crème solaire pour revenir et l’entendre crier dans l’eau alors qu’elle s’enfonçait. Il n’avait pas hésité à sauter dans l’eau sous les regards incompréhensifs de ses camarades qui déjà commençaient à s’excuser en leur tendant des serviettes. Mais ce n’était pas de leur faute si il avait manqué à sa parole, si il ne leur avait pas dit qu’elle n’aimait pas l’eau, c’était lui le seul coupable d’avoir mis en danger la vie de celle qu’il aimait. Oui il savait maintenant à quel point elle comptait dans son cœur . Collée contre son torse, il la sentit trembler  puis il entendit un sanglot suivi de plusieurs autres. Elle avait du avoir tellement peur au fond de l’eau !

            C’est en ça qu’il se trompait, ce n’était pas seulement la peur qui faisait pleurer Johanna. Elle avait aussi la sensation horrible qu’elle allait le perdre lui, celui pour qui son cœur s’était emballé dès le premier regard, celui qu’elle aimait. Si son père était coupable, comment elle, qui avait assisté à la douleur de la famille de Léo, pourrait-elle encore regarder Olivier en face ?

            Tout à coup, Olivier lui saisit le menton et lui relevant la tête d’une main, il essuya ses larmes de l’autre. Puis délicatement, il lui remit ses lunettes que lui passa Alexis.

- Je veux que tu puisses voir ce que je vais faire, lui murmura-t-il.

Et doucement, il posa ses lèvres sur celle de Johanna, échangeant un baiser au goût de chlore. Avec un sourire d’excuse, il s’écarta d’elle. Il s’était attendu à de la stupéfaction chez elle, à de la colère peut-être mais pas à la voir fondre en larmes. Elle se releva précipitamment et saisissant son sac, elle voulut s’en aller mais Olivier, ne comprenant rien, l’attrapa par la main pour la relâcher aussitôt devant son regard suppliant. Elle sortit du jardin en courant.

-Je la suis, déclara Olivier en attrapant son T-shirt posé sur  une chaise longue près de la piscine.

Il s’éclipsa sous les regards médusés des jeunes gens rassemblés là.

 

            Tout en marchant, elle enfila à la va vite ses sandales et sa robe qui se colla à sa peau mouillée. Ses larmes continuaient à couler le long de ses joues mais elle n’en avait rien à faire : elle venait de perdre quelque chose de précieux : la possibilité d’être avec Olivier. Johanna était à quelques mètres de sa rue quand elle entendit derrière elle la voix essoufflée de celui qu’elle tentait de fuir.

- Johanna, attends moi !

-  Je t’en prie,  ne me suis pas …, lui répondit-elle en continuant à marcher

- Qu’est ce qui t’arrives ? Si c’est à cause de ce que j’ai fait, je m’excuse sincèrement, je n’aurais pas du.

Il en était venu à croire que c’était de sa faute, que c’était lui qui l’avait mise dans cet était. Comme si elle avait lu dans ses pensées elle s’arrêta dos à lui et déclara :

- Tu n’y es pour rien et j’aurais été très heureuse si…

- Si quoi bon sang ? C’est quoi la raison qui fait que tu me repousses ? cria-t-il, énervé de ne pas savoir ce qui arrivait à celle à qui il avait ouvert peu à peu son cœur pendant les deux dernières semaines.

- Rentre chez toi et oublie moi ! Je t’assure que c’est la meilleure chose à faire pour nous deux, dit-elle des sanglots dans la voix.

- Tu me dis ça en pleurant et tu crois que je vais rentrer sans rien dire ? Je ne t’ai jamais vu dans cet état.

Il s’avança vers elle et voulut poser sa main sur son épaule pour qu’elle se tourne vers lui mais elle s’écarta à la dernière minute pour aller attraper un petit garçon aux boucles brunes qui venait d’apparaître au coin de la rue et qui allait s’élancer sur la route

- Chris mais qu’est ce que tu fais là ? demanda-t-elle d’une voix inquiete alors qu’elle essuyait d’un revers de main l’humidité de ses larmes.

- Jo pourquoi tu pleures comme maman ? Elle est triste aussi, les policiers ils ont été méchants avec elle ! déclara-t-il avec sa petite voix de bambin.

- On rentre Chris, tu n’as rien à faire de…

- Non attends,  l’interrompit Olivier que l’histoire du petit avait intrigué. De quoi tu parles Chris ?

-  Les policiers sont venus, ils disent que papa il a renversé une fille avec sa voiture, dit le petit garçon content d’avoir quelqu’un qui voulait bien l’écouter. Mais c’est des menteurs ! Comme j’étais pas d’accord, je leur ai dit mais maman m’a dit de pas me mêler des histoires de grands. Alors je suis parti parce que je sais que Jo elle va m’écouter.

- Il a renversé une fille, répéta le jeune homme roux encore sous le choc de cette révélation.

Il croisa le regard plein de détresse de son amie ne sachant plus comment réagir, ni quoi faire.

- Tu le savais ? Tu l’avais deviné ? demanda-t-il.

Il sera les poings, sentant la colère monter en lui et croisa le regard de Johanna dans lequel il pouvait lire la culpabilité.

Elle n’osa pas répondre et il se détourna pour s’enfuir en courant. Il eu tout juste le temps d’entendre un sanglot étouffé et la petite voix de Chris qui disait :

- Pleure pas Jo…


****

Voila j'espère que vous êtes pas trop triste quand même ! ( pas taper ! pas taper ! ) Biseees !

Ps : je tenais à remercier Alexpexpex pour ses corrections sur certains textes.

par Padidu publié dans : Ce que l'on vit lors d'un rêve communauté : Le jardin des Muses
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