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Vendredi 11 avril 2008
Bonjour tout le monde ! Voila pour cette semaine la première partie du chapitre 3 qui vous reserve une petite surprise!
Bonne lecture !

 

 


Chapitre 3 : Quand le rêve commence... ( partie 1 )


            Elle eut la sensation de faire une grande chute et se réveilla en sursaut. Les yeux grands ouverts, elle scruta la pièce ou elle se trouvait. Les instruments et ses derniers souvenirs lui firent comprendre qu’elle se trouvait à l’hôpital. Elle se releva et fut surprise de constater qu’aucune douleur ne se manifeste. Le choc avait pourtant été brutal. Le visage du conducteur, le pare-brise, le bitume, c’étaient les dernières choses qu’elle avait vues. Le hurlement de son frère, le dernier son. Puis il y avait eu le goût du sang dans la bouche et enfin le trou noir.

            Elle abaissa l’une des barrières de son lit puis posa les pieds au sol avant de se relever. Un peu dans le brouillard, elle se passa une main devant les yeux et s’étira. C’est alors que quelque chose l’interpella : elle entendait le son des machines et voyait des fils qui allaient jusqu’au lit mais aucun n’étaient reliés à son corps. Elle se retourna alors pour voir si elle n’avait pas arraché quelque chose qui serait alors resté dans le lit. Ce fut à ce moment-là qu’elle eut le plus grand choc de toute sa vie : allongé en face d’elle, son corps semblait plongé dans un profond sommeil. Son visage livide avait presque la même couleur que l’oreiller et un tube sortait de sa bouche. Que se passait-il donc ? Elle se repassa une main sur le visage pour bien vérifier qu’elle était là. Elle ferma les yeux puis les rouvrit sans que la silhouette allongée devant elle ne disparaisse. Pourquoi son corps était-il allongé sur le lit alors qu’elle était debout au milieu de la chambre ? Elle approcha la main du visage de l’endormie mais s’arrêta dans son mouvement. La porte de la chambre venait de s’ouvrir et la jeune fille s’écarta du lit pour se diriger vers le visiteur qui n’était autre que son père. Cependant, celui-ci, n’écarta pas les bras pour embrasser sa fille, ne fit pas un seul mouvement pour se dévier de la trajectoire sur laquelle elle se trouvait et finit par traverser le corps de la jeune fille. Léo se sentit complètement déboussolée et tituba un instant tant cette expérience était anormale. C’était comme lorsqu’elle avait sauté à l’élastique avec Olivier en août, elle avait les jambes qui tremblaient, sa vision se troublait et surtout il y avait l’impression de faire une chute mais sans l’élastique qui la ramènerait à saine et sauve.

            Son frère entra à son tour dans la chambre et, sans un regard pour sa sœur, il vint se poster près de son père qui serrait la main de Léonore entre les siennes. Ou plutôt la main du corps de sa fille. Léo était perdue, déboussolée. Elle tenta de poser sa main tremblante sur l’épaule d’Olivier  mais elle la vit entrer dans le corps du jeune homme. Et de nouveau, la blonde ressentit cette impression de tomber dans le vide. Comme si elle s’était brûlée, l’adolescente eut un mouvement de recul.

- Papa ! Oliver ! murmura-t-elle désespérée. Mais ils ne l’entendirent pas, ils n’eurent aucune réaction. Elle eut une lueur d’espoir quand le visage de son père se crispa mais il plongea sa tête dans le matelas près de la main du corps de Léo avant de murmurer :

- Hier soir, je ne voulais pas y croire et ce matin j’ai voulu me convaincre que c’était un cauchemar mais… elle est là, allongée sur le lit à la même place que ta mère, et je suis toujours aussi impuissant…

- Elle reviendra Papa, elle peut pas nous abandonner, murmura Olivier d’une voix tremblante comme si il voulait lui-même se convaincre de ce qu’il venait de dire.

- Oliver je suis là ! lui répondit inutilement Léonore. Juste à côté de toi, je ne t’abandonne pas ! Je t’en prie regarde moi !

            Elle tenta de nouveau de toucher son frère mais n’attrapa que du vide entre ses doigts et une sensation de nausée à force de se sentir tomber dans le vide. S’en fut trop pour elle. Les yeux emplis de larmes, elle sortit de la chambre sans que personne ne remarque la porte qui s’était ouverte apparemment toute seule.

 

            Léo déambula dans les couloirs cherchant… quelque chose, quelqu’un, elle n’en savait rien à vrai dire. Tout à coup, une infirmière surgit d’un couloir et la jeune fille ne put l’éviter à temps : elle traversa le corps de la femme. La jeune blonde resta un instant déboussolée et s’assit sur une chaise qui se trouvait là, près d’une machine à café, tout en ignorant que c’était à cette même place que son frère et Johanna s’étaient tenus. Elle prit de grandes inspirations pour dissiper la sensation de chute qui se faisait de moins en moins forte. C’était horrible mais moins fort que quand elle avait traversé son père. Pouvait-on s’habituer à ça ? Et comment se faisait-il que son corps soit allongé et que son… comment devait-elle l’appeler ? Esprit ? Ame ? Tout était trop embrouillé dans sa tête.

            Là, comme son frère avant elle, Léo se prit la tête entre les mains et laissa son chagrin la submerger : personne ne la voyait, personne ne pouvait l’aider et pire encore elle faisait du mal à son père et à son frère en restant allongé sur ce lit d’hôpital. Dans un sanglot, elle murmura :

- Comment vais-je m’en sortir ?


****

Alors oui je sais  c'est moche de ma part de ne publier qu'une partie du chapitre cette semaine mais... j'ai des problèmes de temps ! La partie 2 la semaine prochaine promis ! Bisouuillles à tous !

par Padidu publié dans : Ce que l'on vit lors d'un rêve communauté : Le jardin des Muses
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