Coucou !!! Désolée de ne poster qu'aujourd'hui, j'étais en pause détente on va dire :D
Bref voila le nouveau chapitre très attendu ( je me fais mousser la faut pas trop faire attention :p ). Bonne lecture à tous !

Chapitre 9 : Le réveil du somnambule
- Il y a vraiment trop de monde! s’exclama Sandrine alors qu’elle sortait d’un magasin, le quinzième qu’elle les avait forcés à visiter durant cette matinée. Alexis et Olivier qui sortirent derrière elle commençaient à perdre patience.
- Tu ne peux t’en prendre qu’à toi. Tu es la seule à pas avoir fini tes achats de Noël alors qu’on est le 22 décembre et que tout le monde sait que c’est suicidaire de sortir faire du shopping à cette période, lui répondit Alexis qui replongea son nez dans l’écharpe épaisse qui dépassait de son manteau.
- Surtout que tu as fais sortir un Alexis ronchon de sous sa couette un samedi matin, lui indiqua Olivier qui fourra ses mains dans ses poches.
- En tout cas, ça fait plaisir de vous voir rediscuter tous les deux ensemble, j’avais l’impression qu’il y avait comme une tension entre vous, dit-t-elle.
- J’ai fait une chose que je regrette aujourd’hui, avoua Alexis. Et il m’a pardonné, j’espère que Johanna en fera autant…
- Rappelez moi de poster des espions la prochaine fois que j’aurai une grippe qui m’empêchera d’aller au lycée. Je pars deux jours, et quand je reviens vous ne vous parlez presque plus et Johanna semble voir le diable en personne quand elle te voit Alexis.
- Sandrine, laisse. Alexis a fait un truc dont il n’est pas très fier. On a en discuté et c’est réglé du moins avec moi, lui indiqua Olivier. Bon, je vais devoir vous laisser, mon père m’attend pour le déjeuner.
- J’ai encore deux boutiques à faire moi… murmura Sandrine avec une grimace boudeuse.
- Je t’accompagne alors, la rassura Alexis. On se retrouve pour le jour de Noël à l’hôpital Olivier ?
- Vous êtes surs de vouloir venir ?
- Même si elle est dans cet état, Léo est notre amie et on s’est toujours vu pour Noël depuis qu’on se connaît. C’est une tradition que nous ne laisserions pas passer, on viendra, tu peux en être assuré, promit Sandrine.
- A mardi alors !
Sur ces derniers mots, le jeune homme roux laissa ses amis à leurs emplettes et se dirigea vers la rue centrale d’où il pourrait rentrer chez lui. Il s’arrêta devant un magasin ou était exposé un énorme ours en peluche blanc en robe rose qui devait aller à merveille avec celui en salopette bleue qu’il avait offert à sa sœur l’année d’avant. Il entra dans la boutiques et acheta la peluche remarquant au passage une boite à lunette recouverte d’un joli velours vert et d’un fin liseré doré. Instantanément, il lui vint en mémoire le regard bleu de Johanna constamment caché derrière ses lunettes. Tout en sortant de la boutique, il songea tristement que si les choses avaient été différentes, il serait probablement en train de faire ses derniers achats en compagnie des deux filles qui comptaient le plus à ses yeux : sa sœur et Johanna. Mais la première était toujours allongée sur un lit d’hôpital et la seconde semblait avoir disparue de la petite ville où pourtant tout le monde se croisait régulièrement. Peut-être s’occupait-elle de son père qui attendait son procès derrière les barreaux. Olivier aurait du être heureux de ce dénouement, mais sans cesse, le regard triste qu’elle lui avait lancé quand il l’avait laissée seule dans le couloir après son altercation avec Alexis le hantait. Bien sur, parler avec elle de ce qui le poussait à la fuir lui avait fait du bien, mais il avait la sensation que cela lui avait fait encore plus de mal à elle. Durant le mois qui s’était écoulé depuis, elle lui avait semblé encore plus triste, et surtout des cernes étaient apparues sous ses yeux qui perdaient de leur éclat. Il soupçonnait l’emprisonnement de son père d’y être pour quelque chose mais il savait aussi que la discussion qu’ils avaient eue ne devait pas l’avoir laissée indifférente. Plusieurs fois, en la croisant, il avait essayé de lui parler, sans aucun succès. Elle semblait le fuir et surtout lui cacher quelque chose. Il avait toujours cette envie de la prendre dans ses bras, de lui faire oublier ce qui l’attristait mais l’idée de serrer contre lui quelqu’un qui avait un lien avec l’homme qui avait faillit tuer sa sœur le répugnait. Cependant, le désir d’avoir près de lui la fille qu’il aimait lui brûlait les entrailles. « Je voudrais qu’elle soit avec moi, qu’on se balade ensemble, qu’on puisse rigoler tous les deux, que l’on surpasse tout ça. Oui, je veux passer à autre chose tout simplement. » pensa-t-il en s’arrêtant soudainement au milieu de la rue. Une évidence venait de lui sauter aux yeux : celui qui empêchait ce changement n’était autre que lui ! Lui avec ses peurs, son manque de courage et de confiance en sa force et Johanna n’allait pas attendre indéfiniment… Et si il se décidait à lui offrir un cadeau ? Pas vraiment pour engager une relation tout de suite, Olivier avait encore peur des réactions violentes qu’il pouvait avoir, mais au moins lui rappeler qu’il tenait encore à elle, et même pour dire vrai, qu’il l’aimait.
Il reprit sa marche, jetant des regards sur les vitrines quand celui-ci rencontra l’éclat d’un collier en argent au centre duquel brillait un pendentif en forme de fleur composé de pierres bleues. La même fleur que sur les boucles d’oreille qu’il avait offerte à Johanna. Etait-ce un signe qu’il devait bel et bien lui faire un cadeau ? Il entra dans la boutique, et acheta le bijou sans vraiment penser à comment il allait pouvoir lui donner. Quand il sorti avec l’écrin bleu caché dans un sac, Olivier ne fit pas vraiment attention tellement il était perdu dans ses pensées, et c’est avec un peu de rudesse qu’il percuta une jeune femme qui passait juste devant la porte de la bijouterie. Celle-ci faillit tomber mais il la rattrapa en enserrant sa taille de ses bras et fut surpris de rencontrer les deux yeux bleus de la fille qui hantait ses pensées.
- Johanna ? demanda-t-il stupidement en reconnaissant à peine la jeune fille emmitouflée dans un manteau blanc et une écharpe épaisse de la même teinte.
- Excuse moi, lui répondit-elle en détournant son regard et en s’éloignant de lui comme pour reprendre son chemin mais elle fut arrêter par une main attrapant son poignet.
D’un geste, il l’attira contre lui et enfoui son visage dans les cheveux de la jeune fille qui les avaient détachés. Depuis le temps qu’il en avait envie ! De la serrer contre lui, de sentir son parfum et son souffle ! Ce qu’il venait de faire signait la décision qu’il avait prise : changer, créer une nouvelle relation entre eux. Johanna commença à se débattre et souffla difficilement à son oreille :
- Olivier, tu m’étouffes…
Il relâcha son étreinte presque à contrecœur et ouvrit la bouche pour lui expliquer son geste quand elle reprit précipitamment la parole comme pour l’empêcher de parler :
- Désolée, je dois rentrée.
- Pourquoi tu sembles me fuir dernièrement ? lui demanda-t-il rapidement de peur qu’elle ne parte sans l’avoir écouter.
- Il faudrait savoir ce que tu veux… c’est toi qui ne voulait pas m’approcher dernièrement. Maintenant, je te laisse j’ai encore des cartons à faire.
- Des cartons ?
- Je déménage. Puis devant les yeux stupéfaits d’Olivier elle ajouta : Tu croyais sincèrement que ma famille et moi, on pourrait rester dans la ville ou habitait Léo sans que rien ne nous arrive ?
- Explique toi ! lui dit-il en saisissant les mains de la jeune fille qu’elle consentit à lui laisser devant l’expression triste de son interlocuteur.
- Nous avons encore reçu des lettres de menace et … il y a trois jours, un journaliste a réussi à entrer dans la maison de moins en moins bien surveiller. Nos employés ne sont plus surs d’être payé avec l’incarcération de mon père alors ils s’en vont, c’est compréhensible, mais pour la sécurité de ma mère et de mon frère, il vaut mieux que l’on quitte cette ville et même comme ça…
- Tu ne peux pas partir… murmura-t-il presque pour lui-même mais assez fort pour qu’elle l’entende.
Il avait du mal à croire ce qu’il se passait : alors qu’il réalisait enfin qu’il pouvait lutter, qu’il pouvait être avec elle, Johanna lui annonçait qu’elle partait. La vie semblait contre lui ! Il fallait qu’il l’empêche de partir, qu’elle reste près de lui ! Jamais il ne lui ferait du mal, il essaierait de contenir sa colère mais il fallait qu’elle reste !
- Ecoute Johanna, je viens de me rendre compte à quel point tu m’es précieuse et je te l’avoue : je t’ai…
- Ne dis rien que tu ne pourrais pas assumer ou qui pourrait m’empêcher de partir, l’interrompit-elle. Tant que mon père sera accusé et emprisonné, tu auras toujours peur de tes actes et je me sentirai toujours mal à cause de tes hésitations.
Ce reproche réveilla la colère chez Olivier : si ils étaient dans cette situation, c’était bien de la faute de son père à elle et non pas de la sienne.
- Comment crois-tu que je me sens quand je vois ma sœur allongée dans un lit d’hôpital complètement inerte parce que ton père du haut de ses milliards n’a pas su freiner sa caisse ?!
Le silence qui suivit et les larmes sur les joues de son interlocutrice lui indiquèrent qu’il venait de dépasser la limite du blessant et son cœur lui fit mal. C’est d’une voix tremblante qu’il reprit :
- Je suis désolé, je n’aurais pas dû te dire ça. Tu n’y es pour rien et je sais que tu connais ma peine mais tu comprends de quoi j’ai peur maintenant. Je ne veux pas te faire subir mon ressentiment envers ton père. Je pensais être capable de me contrôler, mais j’ai l’impression que ma colère est encore trop forte. Mais, je voudrai que l’on reste ensemble, si tu pouvais me supporter, si je pouvais devenir plus fort…
- Je t’en supplie arrête de dire des choses impossibles! cria-t-elle en le surprenant. Je ne supporte déjà plus ma vie à la maison avec une mère dépressive et un petit frère perdu ! Alors penses-tu que je pourrai avaler sans rien dire ce que tu vas m’envoyer à la figure ? Je suis trop faible pour tout prendre sur mes épaules Olivier. Je suis désolée, mais je m’en vais avec ma famille. Il n’y a rien de bon qui pourrait sortir d’une relation entre nous à part de la tristesse et du mal-être. Le regard accusateur que tu nous as adressé à mon frère et moi ce jour-là est encore trop présent…
- Je n’avais pas conscience de toute la souffrance que je te faisais subir, déclara-t-il, honteux de l’avoir blesser et de la retenir près de lui alors qu’elle avait si mal.
Il n’avait pas changé depuis le décès de sa mère, il répandait toujours la douleur autour de lui et sans même s’en rendre compte. Après tout, c’était mieux si elle s’éloignait, ainsi il ne pourrait plus la faire souffrir. Mais avant de la voir s’en aller, de devoir lui dire adieu, il voulait encore une fois la sentir contre lui, s’enivrer de son odeur à en perdre la tête pour être sûr de ne pas l’oublier. Olivier l’attira contre son torse et elle se débattit un instant jusqu’à ce qu’il lui dise :
- Juste une dernière fois, laisse moi te dire je t’aime.
Il la sentit se crisper, puis entendit un sanglot, bientôt suivi par d’autres. Des larmes coulaient aussi sur le visage du roux. Ils étaient en plein milieu de la rue, les gens se déportant pour pouvoir les dépasser, mais ni l’un ni l’autre ne pouvait penser à autre chose qu’à la séparation qu’ils allaient vivre.
Elle avait mal d’avoir avouer sa faiblesse, de s’être dévoiler autant et de devoir abandonner ce qui lui paraissait comme la chose la plus précieuse qu’elle avait. Mais comment supporter encore le regard méchant des gens, les critiques et les moqueries si même lui ne savait pas contenir sa colère ? Johanna avait espéré pourtant mais elle comprenait qu’il était dur pour lui d’oublier sa colère. Tout s’arrêtait là, avant même d’avoir commencer, et peut-être était-ce mieux ainsi : plus de phrases assassines, plus de regards fuyants, seulement des souvenirs qui s’estomperaient.
Doucement et sans qu’elle s’en aperçoive, il glissa dans la poche du manteau de la jeune fille la boite qui
contenait le bracelet qu’il venait d’acheter puis il lui releva le visage et déposa un baiser sur ses lèvres. Les yeux cachés derrière les lunettes s’embuèrent une fois de plus et elle se détacha
de lui pour partir en courant dans la rue. Olivier résista à son envie de la suivre : pourquoi prolonger quelque chose qui était douloureux pour eux deux ?
****
Voila, c'est un peu triste comme fin de chapitre mais necessaire pour la suite :p. J'ai reçu la confirmation de ma participation au concours de nouvelles, esperons que ça marche ! Pour ce qui est
de mon avancé dans les textes, j'ai actuellement un texte long en préparation dont le brouillon est "presque" fini... comptez donc dans les deux à trois mois avant la publication... Deux textes
courts sont en cours de correction mais j'ai pas mal d'autre chose à faire ( et vive les révisions ! )ce qui entrainera peut être aussi un ralentissement des corrections de " Ce que l'on vit lors
d'un rêve".
Je pense avoir fait le tour, donc je vous laisse, en esperant un ou deux commentaires please ^^ ( je tiens à remercier ceux qui m'en ont laisser pour m'encourager la semaine dernière ! ).
Bises à tous et bonne semaine !
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