Voila le texte de la semaine ! Désolée de ne pas l'avoir posté hier soir, mais avec mes horaires de stage je rentre tard et je suis crevée ! Donc bon ^^. Bonne lecture !
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Elle posait souvent des questions et il ne refusait quasi jamais d’y répondre mais ce souvenir là était un peu douloureux à raconter.
- Tu sais Sarah, parfois, il y a des gens qui ne sont pas d’accords avec ta façon d’être ou simplement d’aimer. Et c’est douloureux quand ils décident de te le faire comprendre avec leurs poings. Je me suis fait passer à tabac par trois gros bras homophobes. C’est Allen qui m’a trouvé à moitié mort et qui m’a amené à l’hôpital. Je lui dois un peu la vie…
- Tu l’aimes tant que ça?
- Tu sais pointer les choses qui blessent toi hein…, répondit amèrement l’homme qui se leva. Je vais devoir y aller princesse.
- Pas de problème. On se voit…
Un bruit de course dans les couloirs l’interrompit et elle tourna le visage vers l’endroit d’où il venait. Jeremy vit le visage de Sarah devenir tout pale.
- Ca va ? demanda-t-il inquiet.
- Pas trop, je vais aller voir un médecin, mentit-elle. A demain.
Elle se leva et courut vers le couloir sous le regard étonné de Jeremy qui n’en était plus à un étonnement près avec cette petite blonde.
Sandrine et Alexis arrivèrent peu de temps après Olivier dans la chambre de Léo malgré les protestations des infirmières. Bouleversé par la révélation qu’il lui avait été faite, le jeune roux était venu récupérer ses affaires chez Sandrine puis, suivi par ses deux amis inquiets par son expression de détresse, il s’était dirigé vers l’hôpital en courant. Alors qu’il se saisissait de la main du corps de sa sœur, Léo entra dans la pièce à son tour, essoufflée d’avoir couru aussi vite que possible. Elle avait eu peur en voyant son frère se diriger vers la chambre alors qu’il n’aurait pas du être là. Et si cela avait été le signal que son corps avait décidé d’arrêter de se battre ? Que serait-elle devenue ? Rester une âme errante que seul un homme pouvait voir ne l’enchantait pas, la mort non plus. Mais quand elle entra dans la chambre, le bruit habituel des machines lui affirma que tout allait bien. Ce qui n’allait pas, ce n’était pas son corps toujours aussi livide par rapport aux draps dans lequel il reposait mais son frère qui venait de s’agenouiller près du lit. Il était malheureux, il avait trop de peine en lui, Léo le sentait comme si elle le vivait elle-même et son cœur se déchira devant l’expression de haine qui apparut sur les traits de son frère. Elle ne l’avait plus vu dans cet état depuis le jour où on lui avait marqué la base du coup avec un canif. Si il retombait dans la violence sans avoir personne pour l’en sortir, elle ne doutait pas qu’il finirait comme elle, dans un lit d’hôpital entre la vie et la mort.
La voix à peine plus élevée qu’un murmure, Olivier chuchota :
- Ils ont trouvé celui qui t’as fait ça Léo, j’ai envie de le tuer… je te jure ma Léo que j’ai envie d’en finir avec lui… mais je ne peux pas. Tu ne le voudrais pas je le sais. Mais il faut que tu te réveilles sinon je n’arriverai pas à me contrôler.
- Olivier calme-toi, raconte nous ce qui s’est passé, demanda Alexis en posant une main sur l’épaule de son ami.
- Je ne sais pas par quoi commencer, je n’arrive déjà pas à réaliser moi-même. Il fallait que ça tombe sur elle en plus… murmura Olivier au bord de la crise de larmes. J’ai déjà perdu ma mère, Léo est dans un état entre la vie et la mort et on m’enlève la personne qui m’a soutenue pendant tout ce temps, qui m’a aidé à garder la tête hors de l’eau. Je l’aime et je ne pourrai plus la regarder sans sentir monter la haine en moi…
- Attends quand tu dis elle, tu parles de Johanna ? l’interrogea doucement Sandrine. Qu’est ce qu’elle a fait ?
- Elle ? Rien et c’est ça mon problème, répondit le roux. Je la perds parce que son père a renversé ma sœur… parce que je ne peux plus la regarder sans sentir que je vais cogner alors qu’elle n’a rien fait. Je suis esclave de cette violence, de cette haine et je n’arrive pas à m’en défaire. Bon sang, je l’aime tellement pourtant. Mais je ne peux pas pardonner pour ce qu’il a fait à ma sœur.
Sur ses mots, il posa la tête sur sa main qui enserrait celle de sa sœur et de longs sanglots résonnèrent dans la chambre et se répercutèrent dans le cœur de Léo qui venait d’apprendre l’identité de celui qui avait failli la tuer. Enfin, elle pouvait mettre un nom sur le visage dur et le regard froid qu’elle avait vu derrière le pare-brise avant d’être percuté. Elle avait imaginé Albert Duchesnay comme un homme jovial, plus âgé que le conducteur de la voiture et étrangement, apprendre qui était le chauffard ne lui procurait aucun sentiment : ni soulagement, ni peine, rien. C’était à peine si elle y croyait, comme si un étrange pressentiment la prenait. Mais en voyant son frère si atteint, si touché, elle ne pouvait pas douter. Elle se sentit coupable de ce qui arrivait à son frère, d’être allongée dans le lit alors qu’il souffrait plus qu’elle de l’accident. A peine s’avouait-il son amour pour Johanna qu’il devait le perdre. Il continuait à sangloter et Léo sans réfléchir tenta de saisir son frère par l’épaule ce qui eut pour effet de lui faire traverser le corps de celui-ci, lui donnant de nouveau une sensation de plongée dans le vide vertigineuse. Mais elle voulait le rassurer qu’il arrête de pleurer, lui dire de garder espoir, qu’il pouvait surmonter sa haine et sa colère comme il l’avait fait une fois pour la sauver. Peut-être que ses mots lui parvinrent car les sanglots commencèrent à se calmer puis cessèrent. Sandrine vint se placer derrière son ami et lui passa la main dans le dos dans un geste de réconfort.
- Tu sais qu’elle ne voudrait pas te voir pleurer.
- Et elle ne voudrait pas non plus te voir céder à la colère, ajouta Alexis inquiet de revoir son ami prendre le même chemin qu’à la mort de sa mère.
- Je sais… mais j’ai mal. Je vais essayer, mais pour ça, il faut que j’évite de croiser la route de cet homme mais aussi de sa famille, de Johanna...
- T’es sûr de toi ?
La question posée par Sandrine, les quatre adolescents dans la pièce se la posaient mais c’est résolument que le roux répondit :
- Non, mais j’ai pas le choix. Je n’ai aucune envie de faire du mal à la fille que j’aime.
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Voila j'espère que vous avez appréciez.
J'ai une tite nouvelle à vous annoncer: je compte participer à des concours d'écritures dans les prochains mois, et je ne pourrais donc plus assumer les publications régulières de ce blog... La
fin de "Ce que l'on vis lors d'un rêve" sera publiée, c'est une promesse, mais après je ne sais pas... peut-être de la poésie, des nouvelles courtes à l'occasion, des histoires longues si j'ai du
temps ( c'est ce qui me fait en ce moment le plus cruellement défaut... ). Voila, je vous remercie de vos passages sur ce blog ! Bisous.
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