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Ce que l'on vit lors d'un rêve

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Bonne lecture !
Padidu


Samedi 24 mai 2008

Voila le texte de la semaine ! Désolée de ne pas l'avoir posté hier soir, mais avec mes horaires de stage je rentre tard et je suis crevée ! Donc bon ^^. Bonne lecture !

****

 

 


Il la vit tendre la main pour la poser sur son dos mais elle se retint. Elle n’y arrivait pas, toucher quelqu’un était un acte trop dur pour elle mais il comprenait. Et puis, à vrai dire, le seul contact qu’il voulait en ce moment, c’était celui des bras d’Allen, celui qui l’avait aidé à oublier ses tracas, à voir la vie autrement qu’en nuances de gris et qui l’avait blessé quand il en avait eu le plus besoin.


- Comment tu l’as rencontré ? demanda-t-elle.
Elle posait souvent des questions et il ne refusait quasi jamais d’y répondre mais ce souvenir là était un peu douloureux à raconter.
- Tu sais Sarah, parfois, il y a des gens qui ne sont pas d’accords avec ta façon d’être ou simplement d’aimer. Et c’est douloureux quand ils décident de te le faire comprendre avec leurs poings. Je me suis fait passer à tabac par trois gros bras homophobes. C’est Allen qui m’a trouvé à moitié mort et qui m’a amené à l’hôpital. Je lui dois un peu la vie…
- Tu l’aimes tant que ça?
- Tu sais pointer les choses qui blessent toi hein…, répondit amèrement l’homme qui se leva. Je vais devoir y aller princesse.
- Pas de problème. On se voit…
Un bruit de course dans les couloirs l’interrompit et elle tourna le visage vers l’endroit d’où il venait. Jeremy vit le visage de Sarah devenir tout pale.
- Ca va ? demanda-t-il inquiet.
- Pas trop, je vais aller voir un médecin, mentit-elle. A demain.
Elle se leva et courut vers le couloir sous le regard étonné de Jeremy qui n’en était plus à un étonnement près avec cette petite blonde.
      Sandrine et Alexis arrivèrent peu de temps après Olivier dans la chambre de Léo malgré les protestations des infirmières. Bouleversé par la révélation qu’il lui avait été faite, le jeune roux était venu récupérer ses affaires chez Sandrine puis, suivi par ses deux amis inquiets par son expression de détresse, il s’était dirigé vers l’hôpital en courant. Alors qu’il se saisissait de la main du corps de sa sœur, Léo entra dans la pièce à son tour, essoufflée d’avoir couru aussi vite que possible. Elle avait eu peur en voyant son frère se diriger vers la chambre alors qu’il n’aurait pas du être là. Et si cela avait été le signal que son corps avait décidé d’arrêter de se battre ? Que serait-elle devenue ? Rester une âme errante que seul un homme pouvait voir ne l’enchantait pas, la mort non plus. Mais quand elle entra dans la chambre, le bruit habituel des machines lui affirma que tout allait bien. Ce qui n’allait pas, ce n’était pas son corps toujours aussi livide par rapport aux draps dans lequel il reposait mais son frère qui venait de s’agenouiller près du lit. Il était malheureux, il avait trop de peine en lui, Léo le sentait comme si elle le vivait elle-même et son cœur se déchira devant l’expression de haine qui apparut sur les traits de son frère. Elle ne l’avait plus vu dans cet état depuis le jour où on lui avait marqué la base du coup avec un canif. Si il retombait dans la violence sans avoir personne pour l’en sortir, elle ne doutait pas qu’il finirait comme elle, dans un lit d’hôpital entre la vie et la mort.
      La voix à peine plus élevée qu’un murmure, Olivier chuchota :
- Ils ont trouvé celui qui t’as fait ça Léo, j’ai envie de le tuer… je te jure ma Léo que j’ai envie d’en finir avec lui… mais je ne peux pas. Tu ne le voudrais pas je le sais. Mais il faut que tu te réveilles sinon je n’arriverai pas à me contrôler.
- Olivier calme-toi, raconte nous ce qui s’est passé, demanda Alexis en posant une main sur l’épaule de son ami.
- Je ne sais pas par quoi commencer, je n’arrive déjà pas à réaliser moi-même. Il fallait que ça tombe sur elle en plus… murmura Olivier au bord de la crise de larmes. J’ai déjà perdu ma mère, Léo est dans un état entre la vie et la mort et on m’enlève la personne qui m’a soutenue pendant tout ce temps, qui m’a aidé à garder la tête hors de l’eau. Je l’aime et je ne pourrai plus la regarder sans sentir monter la haine en moi…
- Attends quand tu dis elle, tu parles de Johanna ? l’interrogea doucement Sandrine. Qu’est ce qu’elle a fait ?
- Elle ? Rien et c’est ça mon problème, répondit le roux. Je la perds parce que son père a renversé ma sœur… parce que je ne peux plus la regarder sans sentir que je vais cogner alors qu’elle n’a rien fait. Je suis esclave de cette violence, de cette haine et je n’arrive pas à m’en défaire. Bon sang, je l’aime tellement pourtant. Mais je ne peux pas pardonner pour ce qu’il a fait à ma sœur.
Sur ses mots, il posa la tête sur sa main qui enserrait celle de sa sœur et de longs sanglots résonnèrent dans la chambre et se répercutèrent dans le cœur de Léo qui venait d’apprendre l’identité de celui qui avait failli la tuer. Enfin, elle pouvait mettre un nom sur le visage dur et le regard froid qu’elle avait vu derrière le pare-brise avant d’être percuté. Elle avait imaginé Albert Duchesnay comme un homme jovial, plus âgé que le conducteur de la voiture et étrangement, apprendre qui était le chauffard ne lui procurait aucun sentiment : ni soulagement, ni peine, rien. C’était à peine si elle y croyait, comme si un étrange pressentiment la prenait. Mais en voyant son frère si atteint, si touché, elle ne pouvait pas douter. Elle se sentit coupable de ce qui arrivait à son frère, d’être allongée dans le lit alors qu’il souffrait plus qu’elle de l’accident. A peine s’avouait-il son amour pour Johanna qu’il devait le perdre. Il continuait à sangloter et Léo sans réfléchir tenta de saisir son frère par l’épaule ce qui eut pour effet de lui faire traverser le corps de celui-ci, lui donnant de nouveau une sensation de plongée dans le vide vertigineuse. Mais elle voulait le rassurer qu’il arrête de pleurer, lui dire de garder espoir, qu’il pouvait surmonter sa haine et sa colère comme il l’avait fait une fois pour la sauver. Peut-être que ses mots lui parvinrent car les sanglots commencèrent à se calmer puis cessèrent. Sandrine vint se placer derrière son ami et lui passa la main dans le dos dans un geste de réconfort.
- Tu sais qu’elle ne voudrait pas te voir pleurer.
- Et elle ne voudrait pas non plus te voir céder à la colère, ajouta Alexis inquiet de revoir son ami prendre le même chemin qu’à la mort de sa mère.
- Je sais… mais j’ai mal. Je vais essayer, mais pour ça, il faut que j’évite de croiser la route de cet homme mais aussi de sa famille, de Johanna...
- T’es sûr de toi ?
La question posée par Sandrine, les quatre adolescents dans la pièce se la posaient mais c’est résolument que le roux répondit :
- Non, mais j’ai pas le choix. Je n’ai aucune envie de faire du mal à la fille que j’aime.

 

****

Voila j'espère que vous avez appréciez.

J'ai une tite nouvelle à vous annoncer: je compte participer à des concours d'écritures dans les prochains mois, et je ne pourrais donc plus assumer les publications régulières de ce blog... La fin de "Ce que l'on vis lors d'un rêve" sera publiée, c'est une promesse, mais après je ne sais pas... peut-être de la poésie, des nouvelles courtes à l'occasion, des histoires longues si j'ai du temps ( c'est ce qui me fait en ce moment le plus cruellement défaut... ). Voila, je vous remercie de vos passages sur ce blog ! Bisous.

 

par Padidu publié dans : Ce que l'on vit lors d'un rêve communauté : Le jardin des Muses
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Vendredi 16 mai 2008
Bonjour tout le monde ! Aujourd'hui exceptionnelement je publie le matin, je ne pense pas avoir assez de temps se soir en rentrant ! Voila j'espère que vous apprécierez la première partie de ce chapitre 6 ! Bises et Bonne lecture !


              Alors qu’Olivier courrait derrière Johanna, sa sœur était assise dans les couloirs de l’hôpital. Elle supportait de moins en moins de se trouver dans sa chambre à côté de son corps inerte qui subissait les traitements imposés par les médecins et le personnel soignant qui venaient régulièrement dans la chambre. A force de les voir tous les jours, Léo avait même fini par connaître leurs prénoms par cœur.

                Elle savait que personne ne viendrait la voir ce jour-là car son frère passait l’après-midi avec leurs amis et son père travaillait sur un dossier important. D’habitude, Olivier arrivait seul vers 17h30 et pendant une trentaine de minute, il lui parlait de tout et de rien. Léo le sentait aller de mieux en mieux : elle le voyait sourire, ses larmes devenant de plus en plus rares. C’était un grand soulagement pour elle de savoir que son frère restait sur le droit chemin, qu’il ne se mettait pas en danger. Dernièrement, elle soupçonnait même Johanna, la fille d’Albert Duchesnay, d’être la source du calme d’Olivier. Il lui en parlait souvent et elle sentait comme un lien particulier entre la petite brunette et son frère. Mais tant qu’Olivier se voilerait la face devant ses sentiments comme il semblait le faire, rien n’avancerait entre ses deux là. Léo était bien loin d’imaginer que les relations entre son frère et Johanna venaient de changer du tout au tout. Puis à 18h, son père venait rejoindre Olivier. Il avait beaucoup maigri et pleurait souvent mais il semblait accepter la situation avec résignation. «  Un peu comme le décès de maman. » songea la jeune fille lors de l’un de ses visites. Plusieurs fois elle avait voulu reprendre son corps devant les larmes de ses proches mais elle ne savait pas comment faire, elle ne comprenait même pas ce que son « âme » faisait en dehors de son enveloppe charnelle. Elle réfléchissait encore à cette question quand une voix masculine la sortit de ses pensées :

- Bonjour jolie blonde, arrête d’essayer d’avoir l’air concentré ça va pas avec ta couleur de cheveux !

Léo envoya un regard courroucé à Jeremy qui se tenait juste à coté d’elle.

- Encore des idées préconçues. Sinon ça va Monsieur j’aime les stéréotypes ?

- Toujours quand je suis avec toi, lui répondit le grand brun en s’asseyant près d’elle.

- Ou quand le beau docteur Stephano est dans les parages…

- Touché, admit-il en éclatant de rire.

Léo savait qu’il était homosexuel et c’est sans gêne qu’elle abordait le sujet.

- Si tu étais un homme, je t’aurais préféré à notre ténébreux médecin…

- Si j’avais dix ans de plus aussi.

- Mais c’est qu’elle est méchante aujourd’hui celle la ! Mais au fait ça ne gène pas tes parents que tu discutes avec un mec de mon age ?

- Je n’existe pas à leurs yeux. Ils me laissent un peu libre de ma vie.

Elle ne mentait pas, c’était la vérité même si elle était dure à avaler.

- Justement elle m’intéresse ta vie, tu ne m’as jamais rien dit sur toi. Tu as des frères, des sœurs ? Un chien ? Un poisson rouge ?

- J’ai un frère, avoua Léo. Mais il ne me voit pas. Je n’ai pas envie d’en parler Jeremy…

                C’était toujours la même réponse. Elle lui cachait des choses qui semblaient la blesser énormément mais comment lui reprocher de ne pas vouloir se rappeler ce qui était douloureux dans sa vie ? Physiquement elle semblait aller bien et peut-être se trompait-il mais il en était arrivé à la conclusion qu’elle devait avoir des problèmes d’ordre psychologique : son aversion pour le contact humain, le fait qu’elle semblait ne parler à personne d’autre dans l’hôpital et cette manie de fuir les questions le confortait dans son idée. Sarah était pourtant quelqu’un qui savait rire, qui était gaie quand elle n’avait pas le front plissé à cause de ses soucis dont il ne savait rien.

- Et ta mère ? demanda-t-elle pour changer de conversation.

- Ni mieux ni pire, elle tiendra peut-être jusqu’à Noël, dit-il tristement mais il n’aimait pas le tour que prenait la conversation et il la détourna comme l’avait fait la jeune fille juste avant : J’ai eu un appel d’Allan tu sais.

- Ton ex ? Je pensais que tu voulais plus en entendre parler.

- Je n’ai pas répondu. Le trouver en train de batifoler dans son appart avec son ex alors que ma mère venait d’entrer en urgence à l’hôpital et que j’avais tenté de l’appeler toute la nuit…

- T’es sur qu’il était en train de « batifoler » comme tu dis ?

- Sûr où pas, il n’a jamais tenté de se justifier en deux mois de séparation et depuis deux semaines il me harcèle

- A croire que t’es exceptionnel !

- T’as fini de te moquer de moi … J’ai eu aucune relation sérieuse depuis ce mec, je l’ai dans la peau mais sérieux ça fait trop mal…

Il la vit tendre la main pour la poser sur son dos mais elle se retint. Elle n’y arrivait pas, toucher quelqu’un était un acte trop dur pour elle mais il comprenait. Et puis, à vrai dire, le seul contact qu’il voulait en ce moment, c’était celui des bras d’Allen, celui qui l’avait aidé à oublier ses tracas, à voir la vie autrement qu’en nuances de gris et qui l’avait blessé quand il en avait eu le plus besoin.

- Comment tu l’as rencontré ? demanda-t-elle.

 

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Voila, n'hésiter pas à me laisser vos avis sur les textes ! Bises et à vendredi prochain!

par Padidu publié dans : Ce que l'on vit lors d'un rêve communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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